La souffrance de l'amour
Bonjour à tous. Je m'appelle Amélia Gallagher et j'ai 17ans. Je mesure 1.60cm et suis brune aux yeux verts-gris, mince et peu développée au niveau du corps. Mais je suis plutôt jolie, du moins, je le pense.
J'habite à Sydney aux côtés de ma famille adoptive qui est vraiment super avec moi depuis le début.
Mes parents ont une grande maison à trois étages et ma chambre est au deuxième.
Mon père "Darian Gallagher et ma mère Amy Gallagher " ont la leur au premier étage, juste en haut des escaliers tandis que mon frère aîné Alexander est au troisième étage et je le comprends totalement, au moins, il profite de son intimité.
Quand à moi, j'ai été adoptée à l'âge de cinq ans, lorsque j'étais à l'orphelinat de Westcove. Le bonheur de trouver une famille aimante a été exaucé et j'ai été chérie par eux jusqu'à maintenant et je les remercierai toujours pour ça.
Mon père a 37ans. C'est un grand brun aux cheveux courts d'1.95cm, les yeux bruns, musclé et beau comme le diable dont la prestance est indéniablement forte. Il est le PDG des entreprises I-TECH Gallagher, ce qui fait de lui un des milliardaires célèbre dans le monde de la technologie mais il a toujours été très discret, même un peu trop au goûts de tout le monde.
Il aime sa famille plus que quiconque et préfère passer le peu de temps libre avec elle, ce qui me réjouit.
Ma mère a 37 ans également et est très aimante, du moins jusqu'à il y a peu de temps et je ne saurai dire depuis quand elle a changé. Sa beauté est reconnue de tous, surtout l'amour qu'elle voue à son mari.
Elle est blonde aux yeux verts, mesure 1.80cm et a un corps de mannequin, ce qui me rend encore plus différente d'eux.
Mon frère a 20 ans et fait bien 1.95 comme notre père et est un bel homme aux yeux verts et cheveux châtain clairs, un beau mélange des deux. Il étudie afin de prendre la relève de son père à l'avenir.
Il est tout aussi magnifique et musclé que son géniteur, mâchoire carrée et l'aura brute du mâle dominant.
Depuis quelques mois, je sens qu'il y a une certaine distance entre nous. La seule famille que j'ai s'éloigne de plus en plus de moi chaque jour. Je ne les vois plus et je me retrouve seule chez nous, sans personne.
Mon cœur se tord de douleur, la solitude rongeant mon âme et l'incompréhension laisse place au questionnement.
Pourquoi ? Que s'est-il passé ? Je ne comprends pas. La seule raison est que mon secret ait été découvert. La seule chose que je souhaitais garder de côté. C'était impossible. A moins qu'ils aient vu mon journal intime. Pourtant, mes parents ont toujours respecté mon intimité et je ne comprends pas comment ils pourraient être au courant.
Je réfléchis et ça y est. Les employés de maison. La femme de ménage ou en tout cas, ça doit être l'une d'elles.
Mon pouls s'accélère et ma respiration devint difficile. La peur me ronge et la douleur intérieure coupe mon souffle.
En ce moment, les crises d'angoisse arrivent toujours lors de ces moments là.
Il faut que je sache. Même mon frère a pris ses distances et en y repensant, certains employés me fixent bizarrement et d'autres me jettent des regards gênés, ce qui me frustre de plus en plus.
Je décide de mener mon enquête tout en continuant ma routine, laissant la distance qui m'a été imposée par eux.
On est jeudi et Il est déjà 7h00 du matin.
Je decide de me préparer pour le lycée, encore une journée de cours à n'en plus finir.
Ma meilleure amie Émilie a 17ans aussi et reste là seule personne au monde en qui j'ai confiance. Elle fait 1.70cm, a les cheveux roses courts et a un corps en sablier. Ses yeux sont noisette et sa peau est bronzée grâce au nombre d'heures passées au soleil.
Nos pères sont des amis d'enfance et ma confiance en elle est inébranlable. Nous nous connaissons d'épuis nos cinq ans et aujourd'hui, notre amitié est toujours présente.
Elle connaît mes véritables sentiments et me soutient depuis le début.
Notre journée est comme d'habitude, la routine mais au moins, sans cette solitude que j'ai à la maison.
Il est 15h00 et c'est la pause entre les cours, donc nous profitons pour rester en classe, vu que tous les autres sont sortis ainsi que notre professeur, ce qui est très bien.
Assises l'une à côté de l'autre, Émilie me regarde avec tristesse.
-"Que vas-tu faire ?" Demande-t-elle inquiète.
-"Je vais essayer d'espionner leurs conversations et voir s'ils discutent de mon cas...de toute façon, je n'ai pas le choix..." dis-je, lassée de cette situation ambiguë.
-"Et que vas-tu faire si comme tu le penses, ton secret a été découvert ?" murmure ma meilleure amie.
-"Alors si tel est le cas, je partirai...je ne peux pas détruire leur famille comme c'est peut-être déjà le cas...je ne peux pas...ils m'ont tout donné...un foyer, une famille aimante, un avenir...il n'y a qu'une solution..." avouais-je en la regardant pour voir des larmes couler de ses yeux, ce qui serre mon cœur fragile.
-"Alors je t'aiderai à partir...quand tu veux et où tu veux...préviens moi et nous organiserons ton départ...mais promets moi de faire attention à ne pas te faire prendre surtout...d'accord? Et mange un peu sœurette...tes malaises à répétition m'inquiètent et ta perte de poids est visible...s'il te plaît...essaie de te nourrir...au moins pour moi...je tiens trop à toi pour te perdre...promets moi que tu le feras..." ajoute-t-elle en me serrant dans ses bras et mon corps se fondant à son étreinte. Nous sommes comme des sœurs et le serons jusqu'à la fin.
La journée se termine, Émilie me souhaitant bonne chance pour l'après.
Comme habituellement en ce moment, je rentre à pied puisque apparemment, je ne merite plus d'avoir un chauffeur mais ça ne me fait plus rien. Leur ignorance à mon égard est le plus difficile à supporter et mon état psychologique en paie le prix.
Il est 18h00 lorsque je rentre et la boule au ventre ne part pas, au contraire, elle devient plus lourde de jour en jour.
Il ne reste que Martha, une employée que je considère comme ma grand mère et qui est vraiment la seule à me considérer comme sa petite fille.
-"Bonsoir ma puce.. comment s'est passée ta journée ?" demande-t-elle en me prenant dans ses bras, me faisant un câlin d'amour, faisant réchauffer mon cœur meurtri.
-"Une journée habituelle...la routine..." dis-je en m'asseyant à table, pendant qu'elle finit de préparer le repas.
-"Courage mon petit...(repond-t-elle en me tenant la main) tu devrais manger un peu...je m'inquiète pour ton poids...tu ne manges pas assez..." dit Martha et la gêne me reprend car je ne sais pas quoi dire.
-"C'est juste que je n'ai pas tres faim en ce moment...ne t'en fais pas pour moi Martha..." essayais-je de la rassurer comme je peux.
-"J'espère bien ma chérie...tu n'étais déjà pas grosse mais maintenant tu as la peau sur les os ma choupette...crois tu que je sois aveugle?" déclare-t-elle, me laissant sur le fait accompli.
-"Je suis désolée Martha..." avouais-je tristement.
-"Ce n'est pas de ta faute...c'est la leur...ces derniers mois, personne n'est présent...ton père passe son temps au travail et ta mère également...ton frère, n'en parlons pas...il rentre tard et s'enferme dans sa chambre, te délaissant à chaque occasion...pas étonnant que tu perdes l'appétit..." lâche-t-elle, visiblement en colère, ce qui m'émeut profondément.
-"Martha...merci...merci du fond du cœur...tu es bien la seule à t'inquiéter pour moi et je ne te remercierais jamais assez pour tout ce que tu as fait pour moi jusqu'à aujourd'hui..." lui dis-je, les larmes aux yeux et elle se précipite en me donnant un b****r sur le front, caressant ma tête, dégageant un sentiment de chaleur familiale qui me rendit heureuse pour la première fois depuis très longtemps.
-"Tu n'as pas à me remercier ma chérie...je t'ai toujours considéré comme ma petite fille et rien ne changera ça..." dit-elle, sûre d'elle.
-"Merci..." lui murmurais-je, touchée pas son soutien indéfectible.
-"Aller, petite sotte...mange le bon repas que je t'ai préparé et vas faire tes devoirs...je retourne dans ma chambre...n'hésite pas à venir me voir quand tu en as besoin...c'est un ordre alors le refus n'est pas accepté..." ordonne-t-elle, telle une grand mère commandant ses petits enfants avec amour, ce qui me fit sourire, un sentiment perdu depuis plusieurs mois.
Je finis par manger entièrement mon assiette, car la quantité était adaptée à mon appétit, rendant mon ventre plein.
Je fis mes devoirs en une demi-heure et allais dans ma salle de bain afin de prendre une douche bien chaude .
Entièrement nue, je fixais mon corps face au miroir qui se trouvait devant moi.
J'étais devenue anorexique ou presque.
Mon visage avait perdu sont teint rosé et mes joues étaient creusées par la maigreur.
Mes yeux sans vie refletaient mon existence actuelle, ignorée et solitaire.
Mes omoplates laissaient place à mon ossature extrêmement voyante et honteusement visible. Mon corps était sans formes, pas de bras, pas de poitrine, pas de ventre, pas de fesses, pas de cuisses. Bref, pas de rien. Je n'étais que l'ombre de moi même, un fantôme, un squelette, un corps mort.