Chapitre 10 Comme l’avait prédit Mary, le commandant ne se fit pas prier pour se déplacer jusqu’au bureau qu’elle occupait face à celui de l’adjudant Leblanc. C’était plus la curiosité qui l’avait fait se rendre à l’invitation de Mary que toute autre considération. À son entrée, il considéra le pauvre décor avec une moue qui en disait long. Ces murs peints d’un vert terne en des temps très reculés, ce plancher noirci par les ans et ces meubles de bureau dont plus personne ne voulait, le tout prenant le jour par un fenestron étroit orienté au nord qui laissait passer un rai de lumière froide. Bref, un local qui avait plus une vocation de geôle que de salle des fêtes. Il semblait aussi se demander pourquoi le lieutenant Fortin se tenait campé devant la porte. Vaguement méfiant, il demand


