Mathilde eut un regard froid sur la toilette modeste de cette femme, qui, disait-on, avait vécu longtemps avec un homme, avant d’être mariée. Elle était d’une rigidité excessive sur ce point, depuis que la tolérance du monde littéraire et artistique l’avait fait admettre elle-même dans quelques salons. D’ailleurs, Henriette, qui l’exécrait, reprit sa conversation avec Christine, après les strictes politesses d’usage. Jory avait serré les mains de Claude et de Sandoz. Et, debout avec eux, devant la cheminée, il s’excusait, auprès de ce dernier, d’un article paru le matin même dans sa revue, qui maltraitait le roman de l’écrivain. – Mon cher, tu le sais, on n’est jamais le maître chez soi… Je devrais tout faire, mais j’ai si peu de temps ! Imagine-toi que je ne l’avais même pas lu, cet art


