Puis, dans le salon de nouveau, comme Sandoz désolé on arrivait à souhaiter ardemment de les voir partir, il remarqua Mathilde et Gagnière, assis côte à côte sur un canapé, parlant musique avec langueur, au milieu des autres exténués, sans salive, les mâchoires mortes. Gagnière, en extase, philosophait et poétisait. Mathilde, cette vieille gaupe engraissée, exhalant sa senteur louche de pharmacie, faisait les yeux blancs, se pâmait sous le chatouillement d’une aile invisible. Ils s’étaient aperçus, le dernier dimanche, aux concerts du Cirque, et ils se communiquaient leur jouissance, en phrases alternées, envolées, lointaines. – Ah ! monsieur, ce Meyerbeer, cette ouverture de Struensée, cette phrase funèbre, et puis cette danse de paysans si emportée, si colorée, et puis la phrase de mort


