I

1443 Mots

IJe ne sais si vous avez remarqué combien l’on songe en marchant. C’est pour cela que j’aime à me promener seule. La pensée alors fait tous les frais de la conversation ; exempte de contradiction, libre, sans trouble, elle va, vient, revient, disant tout ce que vous voulez, souvent, même plus que vous ne voulez ; c’est le moment des confessions intérieures, des admirations muettes. Je le répète, j’aime à me promener seule. Puis le choix d’un compagnon est si difficile ! J’ai souvenance d’une promenade à deux, qui n’est pas faite pour changer mon opinion. C’était le soir, nous étions dans un grand parc, au bout d’une longue allée recouverte d’un dôme de feuillage, la lune se levait brillante, au milieu des vapeurs blanchâtres de la nuit. – Ah ! regardez donc, me dit mon compagnon extasié à

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