VI– Il me faut du courage, madame, pour vous conter le reste de cette histoire, mais, avant d’aller plus loin, je dois vous donner quelques explications. Je vous ai dit que j’habitais la maison de ma tante. Nous étions porte à porte, mais sans communication intérieure, comme il arrive souvent dans nos maisons de paysans. Pour aller de l’un chez l’autre il fallait sortir dehors et faire quelques pas sur un petit chemin pavé qui longeait la maison. Le jardin était derrière. Depuis que ma tante était alitée, nous avions souvent parlé de faire percer une ouverture en dedans, mais, elle craignait le bruit et cela nous retenait. Seulement nous avions fait poser une sonnette, de manière qu’au moindre appel nous étions chez elle. Tous les soirs, quand Thérèse l’avait accommodée dans son lit, nous


