VII

1017 Mots

VIILa prison est une rude demeure, et celui qui y porte une mauvaise conscience doit s’y trouver bien malheureux. Pour moi, je dois dire que les premiers jours n’y furent pas très pénibles, je ne me sentais pas vivre et j’avais presque oublié jusqu’à ma femme et mes enfants ; je ne songeais qu’à ma tante. Elle était toujours là, devant mes yeux, morte, comme je l’avais vue dans son lit. Par moment, il me semblait qu’elle m’appelait, qu’elle me tendait les bras… Mais, madame, il ne faut pas que je m’arrête sur ces idées-là ; la force me manquerait pour en dire davantage. Je restai longtemps au secret, enfin on se relâcha un peu en voyant combien j’étais tranquille, et on permit à ma femme de venir me voir. Hélas ! ce fut bien tristement que j’embrassai ma pauvre Thérèse ! Pourtant je me s

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