III Premier soupçonAu moment où le baron quittait l’hôtel d’un, côté, la comtesse y rentrait de l’autre. Sa figure, comme celle de Louis Durand, semblait assombrie par une pénible préoccupation ; on n’y lisait plus cette satisfaction intérieure qui illumine les traits d’un divin rayon et laisse deviner la femme aimée et sûre de plaire. Rose, en apercevant sa maîtresse, resta frappée de son changement. – Qu’a donc madame ? demanda-t-elle avec effroi. – Rien… rien… répondit la comtesse, dont les lèvres tremblaient… Je crois que j’ai eu froid… M. Steinberg (c’était le nom de Franz) est-il rentré ? ajouta-t-elle en hésitant. – Non, madame. – C’est singulier, reprit la comtesse d’une voix sourde. – Mais j’ai une autre visite à annoncer à madame, dit Rose en essayant de sourire. – Une vi


