La nuit qui a tout changé

1110 Mots
La nuit s’étirait autour de moi, épaisse et silencieuse, mais dans mon corps, c’était une tempête qui grondait. Le sommeil me fuyait, insaisissable, emporté par ce désir brûlant qui s’était emparé de chaque fibre de mon être. Eliano dormait paisiblement à mes côtés, son souffle profond et régulier un rappel apaisant de la réalité. Je ne voulais pas le réveiller, ne pas troubler cette paix qu’il méritait. Pourtant, moi, je ne trouvais aucun repos. Je savais que je devais céder à cette tension qui me dévorait de l’intérieur. Sans bruit, je glissai ma main dans le tiroir de la table de nuit, y saisissant ma rose vibrante. Son contact froid dans ma paume me fit frissonner, anticipation et excitation mêlées. Je me levai doucement, prenant soin de ne pas réveiller Eliano.Mes pas me conduisirent vers la salle de bains, juste à côté de notre chambre. La porte s’ouvrit sur l’obscurité calme, refuge parfait pour mon secret. Le silence enveloppait la pièce, seule la lumière tamisée de la lune filtrait à travers la fenêtre, dessinant des ombres délicates sur les murs. Je fermai la porte derrière moi, le cœur battant, prête à assouvir ce feu qui me consumait. Je m’installe sur le rebord de la baignoire, une jambe posée sur le petit escabeau qui m’aide d’habitude à atteindre l’armoire haute. La fraîcheur de la porcelaine contre ma peau excite encore un peu plus mes sens. D’un geste doux, j’allume la rose vibrante. Une vibration légère, presque hypnotique, pulse dans ma main, éveillant chaque nerf endormi. Mes yeux se ferment à demi, mon souffle se fait plus profond. Lentement, je fais glisser ma nuisette jusqu’à ma taille, laissant ma peau se dévoiler sous le tissu qui glisse doucement. Je me débarrasse de ma culotte, libérant complètement ma peau nue. Mes doigts explorent mon corps avec délicatesse, du bout des doigts, comme pour allumer une flamme qui ne demande qu’à grandir. Dans mon esprit, c’est Daven que je sens, que j’imagine contre moi. Sa présence invisible, ses mains, ses baisers… Chaque caresse devient une promesse, chaque frisson un souffle partagé. La rose vibre contre mon intimité, intensifiant le plaisir, le désir qui monte en vagues puissantes. Je me laisse emporter, oubliant tout sauf cette sensation, ce moment suspendu. Enfin, dans un souffle profond, un soupir ultime, perdant presque l’équilibre, s’échappe de mes lèvres, mêlé à un gémissement : - Daven… À peine avais-je le temps de reprendre mon souffle, encore frémissante de cette vague de plaisir, que la voix de Daven s’immisça dans le silence de la pièce. - Je suis flatté que tu penses à moi pour une si belle occasion, murmura-t-il, sa voix basse et chargée de promesses. Mon cœur bondit, et un frisson parcourut tout mon corps. Je ne m’attendais pas à ça. Il enchaîna, plus audacieux cette fois : - Mais tu sais… je peux te faire bien plus de bien que cette rose. Laisse-moi te montrer comment te faire crier mon nom, pour de vrai. Le souffle me manqua un instant. Je sentais chaque mot vibrer contre ma peau, réveillant un désir plus profond encore, celui d’un contact réel, d’une union charnelle bien plus intense que ce jeu solitaire. Comme si je ne pesais rien, Daven me souleva doucement et me posa sur le pouf devant le lavabo, ce petit tabouret sur lequel je m’assois quand je me maquille. Il me regarda intensément, une dernière fois, et me demanda d’une voix basse, presque incertaine : - Tu veux toujours ? Incapable de prononcer un mot, je hochai lentement la tête. Sans attendre davantage, sans un b****r ni préliminaire, il s’agenouilla devant moi. Ses mains écartèrent doucement mes jambes, et je sentis ses lèvres déposer de légers baisers, d’abord sur mes cuisses nues, parcourant ma peau avec une délicatesse troublante. Puis, son souffle chaud remonta jusqu’à mes lèvres… qu’il effleura avec une douceur possessive. Mon corps se tendit, pris au piège délicieux de cette attention exclusive, tandis que le monde extérieur s’effaçait, ne laissant place qu’à lui, à nous, à ce moment suspendu entre désir et promesse . Il embrassa mes lèvres avec une telle délicatesse, sensualité que je failli perdre pied. Je m’accroche à sa chevelure soyeuse et le mords les lèvres pour ne pas gémir trop fort. Sa langue, légère comme une plume, commença à danser, explorant avec une patience et une maîtrise qui me laissèrent sans voix. Chaque mouvement était une promesse, chaque vibration un frisson qui me remontait le long de la colonne vertébrale. Je sentais mon souffle s’accélérer, mon cœur tambouriner dans ma poitrine. Mes doigts s’agrippaient encore plus à ses cheveux, son cou, ses épaules, tandis que mes jambes tentaient instinctivement de se refermer. Mais Daven, attentif, glissa doucement ses mains pour les maintenir écartées, me permettant de me laisser complètement aller. Le plaisir était délicieusement insoutenable, l’extase était à portée de main, encore quelques coups de langues et j’y serai, mes gémissements devenant incontrôlables, je mis ma main sur la bouche pour les étouffer un peu plus. Daven conscient de mon état, me jeta un regard sadique avant d’introduire sans crier gare , deux doigts en moi. En réponse, je plantai mes ongles dans la peau de son dos. Qu’il est sadique, j’adore purée ! L’o*****e l’atteignit avec une intensité bouleversante, comme si je venais de découvrir les plaisirs de la chair. Ma muqueuse v*ginale se resserra encore plus sur ses doigts et avec le plus grand des contrôles, je retins mon cri ultime. De sa main libre, il me soutenait avec une force tranquille, évitant que je bascule en arrière. Ses yeux plongèrent dans les miens, silencieux, emplis d’une complicité profonde et troublante. À cet instant, je me perdis entre lui et moi, entre désir et abandon, entre excitation et tendresse. Daven se redressa lentement, ses doigts encore imprégnés de ma chaleur secrète, il les porta à ses lèvres, savourant le goût salé et doux de ma cyprine, un sourire satisfait flottant au coin de sa bouche. Je restais là, déconfite par l’intensité du plaisir que je venais de vivre, la main toujours posée sur ma bouche, comme pour retenir ce souffle qui voulait s’échapper. Des larmes, fines et chaudes, s’échappèrent de mes yeux, roulant sur mes joues, mêlées à cette respiration saccadée qui trahissait tout ce que mon corps avait traversé. Je me sentais à la fois vulnérable et incroyablement vivante, comme si chaque fibre de mon être s’était réveillée d’un long sommeil. Daven me regardait avec une fascination presque tendre, admirant chaque émotion qui traversait mon visage, chaque frisson, chaque soupir retenu. Ce moment suspendu entre nous était chargé d’une promesse silencieuse, d’une connexion qui dépassait le simple désir.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER