Je tiens les rênes

2015 Mots
Le matin, le réveil sonna bien plus tôt que mes muscles endoloris ne l’auraient voulu. Eliano s’étira à mes côtés, encore un peu groggy, mais je sentais dans ses gestes qu’il avait retrouvé son côté attentif et tendre. En descendant, l’odeur du café chaud et des viennoiseries flottait déjà dans l’air. Les invités étaient installés autour de la grande table, leurs voix basses ponctuées de rires étouffés. Dès que j’apparus dans l’embrasure de la porte, j’eus droit à une série de regards furtifs. Certains échangèrent des sourires entendus, d’autres, plus audacieux, me lancèrent carrément un petit clin d’œil. - Bien dormi ? lança Clara, un brin trop innocente. - Comme un bébé, répondis-je en m’installant, feignant l’indifférence. Mais le coin de ses lèvres se releva. - Un bébé… ou un chaton qui miaule fort ? Un rire discret éclata à l’autre bout de la table. Je sentis mes joues chauffer et baissai les yeux sur ma tasse. Les conversations continuaient, entrecoupées de petites phrases comme : - Ça, c’est ce que j’appelle une bonne nuit. - Y en a qui savent se faire entendre… Tous étaient là. Tous, sauf Daven. Sa chaise vide semblait presque trôner, comme un rappel muet que la partie n’était pas finie. Après avoir raccompagné les derniers invités, je pensais enfin pouvoir profiter d’un moment tranquille avec Eliano… mais il se tourna vers moi en attrapant ses clés. - Je te l’avais dit, non ? J’ai cette réunion familiale… je vais être absent toute la journée. Il enfilait déjà sa veste, parlant comme si c’était un détail. Mais pour moi, ce n’en était pas un. L’idée germa aussitôt, rapide et brûlante. Une journée entière… avec Daven dans la même maison. Je n’attendis pas une seconde de plus . Aussitôt que la porte de referme derrière lui, mes pas rapides me menèrent jusqu’à la porte entrouverte de la salle de bains d’amis. La vapeur s’en échappait déjà, saturant l’air de chaleur et d’humidité. Je m’arrête juste un instant pour savourer la scène : l’eau ruisselait sur le corps de Daven, ses muscles se contractant sous le jet brûlant. Il ne m’avait pas encore remarquée. Sans bruit, j’entre , referma la porte derrière moi, et me glissai à l’intérieur comme une ombre. Puis, d’une voix basse mais assurée : - Tu comptais vraiment passer la journée à m’ignorer ? Daven se retourna, surpris, un léger sourire en coin. - C’est toi qui m’as évité hier soir… Je ne répondit pas. Au lieu de ça, je m’avançai, attrapa son menton et l’embrassa avec une audace qui ne laissait aucune place à l’hésitation. Sous mes mains, sa peau humide glissait, mes doigts s’accrochaient à ses épaules solides. - Aujourd’hui… c’est moi qui mène, soufflai-je contre ses lèvres avant de le plaquer doucement contre le carrelage chaud. Mon bassin vint se presser contre le sien, volontaire, dominant, comme pour lui rappeler que je n’étais pas là pour jouer les spectatrices. La surprise dans ses yeux ne dura qu’une fraction de seconde, mais je l’ai vue. Ce léger vacillement, ce trouble qui fendait sa façade d’assurance. Je savourai cette faille comme une victoire. Mes doigts glissèrent lentement de sa mâchoire vers sa nuque, traçant un chemin brûlant sur sa peau trempée. Ses muscles se contractèrent sous mes paumes, et j’entendis sa respiration se faire plus profonde. - Qu’est-ce que tu fais, Félindra ? demanda-t-il, sa voix légèrement plus rauque. Je souris, proche de ses lèvres. - Exactement ce que tu crois. Je pris son poignet et le posai contre ma hanche, guidant sa main avec lenteur, comme pour lui rappeler qu’il pouvait me toucher… mais uniquement là où je l’autorisais. Ses yeux se plissèrent, mélange de frustration et de désir, et je sentis cette tension qui montait chez lui. Il aimait dominer. Mais là, c’était moi qui menais la danse, et il le savait. Je collai mon corps au sien, l’eau chaude ruisselant entre nous, et l’embrassai avec une fougue calculée, juste assez pour l’embraser sans le rassasier. Quand je reculai, il me fixait, lèvres entrouvertes, et son sourire avait changé. - Fais attention… tu pourrais me donner envie de te rendre la pareille, murmura-t-il. - C’est exactement le but, soufflai-je, avant de le pousser un peu plus contre le carrelage, savourant la manière dont il commençait à perdre pied. Je sentais la vapeur nous envelopper, brouillant les contours, rendant chaque geste plus intime. Mes doigts descendirent le long de son torse, effleurant sa peau brûlante, traçant des cercles taquins juste au-dessus de son pubis, là où son envie de moi était déjà à son zénith. Il tenta de reprendre l’initiative, ses mains venant se poser sur mes hanches avec cette fermeté habituelle. Mais je les repoussai doucement, mes yeux plantés dans les siens. - Non…aujourd’hui, c’est moi qui décide. Ce n’était pas une demande, c’était un ordre, et je vis cette étincelle de défi dans son regard. Mais il ne bougea pas. Il me laissa faire. La chaleur de la douche coulait sur nos corps, accentuant chaque frisson. Mes mains glissèrent lentement sur son torse, suivant le tracé de chaque muscle comme si je voulais les mémoriser. Mes doigts dessinèrent des arabesques autour de ses tétons, les pinçant légèrement juste pour entendre son souffle se hâter. Je descendis ensuite plus bas, caressant le creux de ses hanches, effleurant l’intérieur de ses cuisses. Je sentais ses muscles se tendre sous mes doigts, comme si son corps tout entier se retenait de se jeter sur moi. Puis, sans prévenir, ma main vint enfin l’encercler. La chaleur et la fermeté de sa v*rge pulsèrent contre ma paume, et je la sentis tressaillir sous mon contact. Je la caressai doucement d’abord, comme pour l’apprivoiser, savourant la sensation contre ma peau. Chaque mouvement le faisait grogner, un son grave et animal qui me donnait envie de plus. Je m’agenouillai, posai mes lèvres sur lui, juste un b****r au départ, avant de le prendre dans ma bouche. La chaleur m’envahit aussitôt, et un frisson me parcourut. C’était comme calmer une faim que je portais depuis trop longtemps. Je le sentis se raidir, ses doigts agrippant le rebord du mur pour ne pas céder. Ses grognements se firent plus profonds, presque rauques, chaque son me poussant à aller plus loin. Ma langue glissait, explorait, pressait, tandis que mes lèvres le serraient avec une lenteur calculée. Je levai les yeux vers lui. Ses paupières étaient mi-closes, sa bouche entrouverte, et chaque fois que je resserrais un peu plus ma prise, un nouveau grognement vibrait dans sa gorge. C’était grisant. C’était à moi de le tenir là, suspendu, incapable de penser à autre chose qu’à ce que je lui faisais. - Félindra… grogna-t-il, comme un avertissement. Je souris, presque innocente. - Oui… ? Il détourna enfin les yeux, juste une seconde, et je sus que je l’avais. Que le maître du jeu venait de perdre une manche. Je pris mon temps, le faisant se cambrer malgré lui, le tenant là, suspendu à mon rythme. - Tu joues avec le feu, dit-il, sa voix grave et légèrement brisée. - Et toi… tu adores ça, répondis-je en effleurant sa v*rge du bout de mes lèvres, juste assez pour lui rappeler que je n’avais pas fini avec lui. Quand enfin je relevai la tête, ses cheveux trempés collaient à son front et ses lèvres étaient entrouvertes comme s’il cherchait encore son souffle. Il haleta, un sourire en coin sur les lèvres, puis me murmura d’une voix grave : - Il commence à faire beaucoup trop chaud ici… et j’ai un très grand lit qui n’attend que d’être utilisé. Avant que je ne réponde, ses mains se glissèrent sous mes cuisses et, avec une aisance déconcertante, il me souleva. Mes bras s’enroulèrent autour de son cou tandis que ses lèvres capturaient les miennes, gourmandes, pressées, presque affamées. La vapeur de la douche ne nous quittait pas vraiment, elle se mêlait à nos souffles chauds. En quelques pas, il nous sortit de la salle de bain et me déposa sur le matelas, son corps pesant déjà au-dessus du mien. Mais avant qu’il ne prenne les commandes, je posai ma main sur son torse, le repoussant doucement mais fermement. - Rappelle-toi la règle du jour… murmurai-je en plantant mon regard dans le sien. Il fronça légèrement les sourcils, intrigué. - C’est moi qui mène, aujourd’hui. Je pris appui sur ses épaules et le fis basculer sur le dos. Mon corps glissa lentement sur le sien, mes lèvres effleurant à peine sa peau, juste assez pour le frustrer. Ses mains, instinctivement, cherchèrent à me toucher, mais je les attrapai et les plaquai au-dessus de sa tête, un sourire joueur sur les lèvres. - Pas un geste… tu obéis, Daven. Son regard brûlait, mélange de défi et de soumission, et cette tension m’excitait autant que lui. Je sentais son corps réagir à chacun de mes mouvements, et savoir que je le contrôlais ainsi était grisant. Je ne voulais pas seulement le tenir… je voulais l’empêcher de reprendre le contrôle, ne serait-ce qu’une seconde. Je me redressai, attrapai la ceinture qui traînait encore sur le dossier de la chaise, et, sans le quitter des yeux, nouai solidement ses poignets ensemble au-dessus de sa tête, les fixant au montant du lit. - Là, soufflai-je, maintenant… tu es à moi. Je me glissai à nouveau entre ses jambes, caressant lentement sa cuisse avant de refermer ma main autour de sa v*rge déjà dure et chaude. Je la sentis pulser contre ma paume, comme si son corps appelait le mien. Je baissai la tête et, d’un geste avide, l’engloutis dans ma bouche. La sensation m’envahit immédiatement : sa chaleur, sa texture, ce goût que j’aimais retrouver. Mes lèvres se resserrèrent sur lui tandis que ma langue dessinait des mouvements lents et taquins. J’adorais l’entendre grogner, sentir ses muscles se tendre sous mes caresses, voir ses doigts crispés tenter en vain de se libérer. Plus je le sentais réagir, plus mon propre plaisir montait. Je fermai les yeux un instant, savourant le mélange de puissance et de soumission qui vibrait entre nous. Ma bouche le dévorait avec un appétit presque sauvage, au point que mes cuisses se serraient d’elles-mêmes, cherchant un soulagement que je savais inévitable. Je relevai la tête, mes lèvres encore humides, mon souffle court. - Je… n’en peux plus, murmurai-je, le regard brûlant. Sans attendre, je montai sur lui, le guidant en moi avec une lenteur volontaire, presque cruelle. La sensation me coupa le souffle. Un gémissement m’échappa, et, pour la première fois depuis le début du jeu, je faillis oublier que c’était moi qui menais. Ses poignets toujours entravés, Daven me lança un regard à la fois brûlant et frustré. - Plus vite… maintenant, grogna-t-il. Je souris, lentement, comme si ses mots glissaient sur moi sans m’atteindre. - Non… aujourd’hui, c’est moi qui décide. Je commençai à bouger, ondulant sur lui avec une lenteur délibérée, savourant chaque centimètre, chaque frisson qui remontait le long de ma colonne. Ses hanches tentaient de m’imposer un rythme plus rapide, mais mes mains sur son torse le plaquaient fermement contre le matelas. Je me penchai, mes lèvres frôlant son oreille. - Tu vas me sentir… longtemps… très longtemps. Mes mouvements restaient mesurés, presque languides, comme pour prolonger cette torture délicieuse. Je guettais chacune de ses réactions : le souffle qui se saccade, les grognements qui se font plus rauques, les muscles tendus qui réclament la délivrance. Le plaisir montait en moi par vagues, plus intenses à chaque va-et-vient. Mes mains glissèrent sur ses flancs, mes ongles effleurant sa peau brûlante. Bientôt, je ne contrôlai plus mes soupirs, mon bassin trouvant un rythme plus profond mais toujours maîtrisé. Puis ce fut comme si mon corps se rebellait contre ma volonté : la chaleur explosa en moi, mes cuisses se crispèrent autour de lui, et un cri m’échappa, résonnant contre les murs de la chambre. Je sentis mes ongles s’enfoncer légèrement dans sa peau tandis que chaque spasme me faisait perdre un peu plus le souffle. Je restai un moment immobile, tremblante, haletante, profitant encore des dernières secousses du plaisir.
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