XVLe prince Lothaire sortit à cheval le lendemain de bonne heure, en compagnie de son aide de camp et de Seldorf. Il leur fit faire une chevauchée endiablée à travers la forêt, pendant plus de deux heures. Au retour, dans une allée des jardins, les cavaliers croisèrent le comte Brorzen qui partait en promenade à pied, comme il en avait coutume chaque matin, pour combattre une menace d’embonpoint. – Eh bien ! cette réception était réussie, Brorzen ? dit Lothaire en maintenant une minute son cheval à la hauteur du comte qui le saluait. – Admirable, Altesse ! D’ailleurs, la seule présence de la princesse Aélys aurait suffi pour nous éblouir. – C’est mon avis. Sur ces mots, le prince rendit la main à sa monture, en adressant à Brorzen un petit signe de tête qui chez tout autre eût paru fam


