XVIAssaillie par deux individus portant une sorte de cagoule, enveloppée d’une étoffe qui l’étouffait à demi, Aélys avait presque perdu connaissance. Elle se sentit pourtant enlevée de son lit, emportée par les mystérieux agresseurs qui, tout à coup, avaient surgi dans sa chambre, sortant elle ne savait d’où. À travers l’étoffe, l’air froid de la nuit la pénétrait, en dépit du manteau dont on l’avait entourée. La conscience lui revenait peu à peu, elle songeait avec terreur : « Qu’est-ce ? Que me veut-on ? Qui donc m’emporte ainsi ? » Les inconnus ne parlaient pas. Une fois seulement, l’un d’eux dit à voix basse, en allemand : – Plus doucement ! Combien de temps marchèrent-ils ainsi ? Aélys ne pouvait s’en rendre compte. Elle eut enfin l’impression qu’on pénétrait dans un lieu clos, bie


