XVIISidonia était assise près de la princesse Jutta, dans le salon de celle-ci. Toutes les deux restaient silencieuses, visiblement préoccupées et même inquiètes. C’était le lendemain du jour où avait été constatée la disparition d’Aélys. Trois heures venaient de sonner. Sidonia tenait entre ses mains un livre qu’elle ne regardait pas. Des mouvements nerveux, parfois, parcouraient son visage. La princesse, d’un geste machinal, caressait le petit chien étendu sur ses genoux. Une porte fut ouverte, Brorzen entra et s’approcha des deux femmes. – Quelles mines funèbres !... Il est vrai qu’elles sont de circonstance, puisque la princesse Aélys est morte. Un sourire sarcastique venait aux lèvres du comte. – Vous êtes sûr, Brorzen, que Lothaire n’a aucun soupçon ? Il existait quelque anxiété


