Il eut beau s’agiter et se tourner sur son divan, il ne put s’endormir ; l’image de la princesse Ayescha, étincelante comme un oiseau de flamme sur un fond de soleil couchant, passait et repassait devant ses yeux. Ne pouvant trouver de repos, il monta dans un de ces cabinets de bois de cèdre merveilleusement découpé que l’on applique, dans les villes d’Orient, aux murailles extérieures des maisons, afin d’y profiter de la fraîcheur et du courant d’air qu’une rue ne peut manquer de former ; le sommeil ne lui vint pas encore, car le sommeil est comme le bonheur, il fuit quand on le cherche ; et, pour calmer ses esprits par le spectacle d’une nuit sereine, il se rendit avec son narghilé sur la plus haute terrasse de son habitation. L’air frais de la nuit, la beauté du ciel plus pa


