Le téléphone chez soiMONOLOGUE EN PROSE PAR M. PIERRE GIFFARD PersonnageLÉOPOLD DURAND, avocat. M. DUMOULIN. Un cabinet de travail. – À droite et à gauche, deux téléphones suspendus au mur. Il paraît que je suis abonné. (Consultant un carnet.) C’est bien moi. (Lisant.) « Léopold Durand, avocat… rue d’Anjou. Un jeune homme charmant que cet émissaire de la Compagnie des Téléphones réunis. Il est entré, tenant l’objet à la main, m’a exposé, avec un brio remarquable, tous les avantages de cette invention merveilleuse. – « Ceci, monsieur, ce joujou placé dans votre appartement vous met en communication permanente avec tous les gens progressistes de la capitale… Voyez, ce carnet. C’est la liste de tous nos abonnés. Monsieur un tel, Chose, Machin et Cie. La banque Z, le notaire P. madame X. ma


