Le fils de la veuvePOÉSIE DRAMATIQUE DE M. CH. GILBERT-MARTIN Dite par Mme Marie LAURENT La maison est bâtie aux confins de la ville,Presque dans la campagne ; une maison tranquilleEt très modeste, au bout d’un chemin caillouteux.La vigne folle étend ses longs bras sarmenteuxAutour de la fenêtre à persienne verte.Le seuil est avenant. Par la porte entrouverte,On voit l’intérieur qui fait plaisir aux yeux :Des murs peints à la chaux ; des meubles un peu vieux,Mais dont la propreté trahit la ménagère ;Des pots de grès verni rangés sur l’étagère,Un jambon au plancher, et, le long du dressoir,La batterie en cuivre, où le soleil du soirFait flamber par moments des lueurs d’incendie ;La fontaine s’égoutte en sa vasque arrondie ;Puis, aux places d’honneur, s’étale quelque objetDe luxe peu coûte


