La lampe merveilleuseMONOLOGUE INTERROMPU PAR M. JULES DE MARTHOLD PersonnageLUI. M. DE FÉRAUDY. À mon ami Maurice de Féraudy, de la Comédie-Française. Un salon. – À gauche, table avec ce qu’il faut pour écrire. LUI, entrantOui ! oui ! oui ! j’ai compris ! – Hélas… ! je n’ai que trop compris ! – Ainsi, voilà ma situation : Deux lettres à écrire, toutes deux également contraires à mes sentiments… et… à mon sentiment. – Ah ! vil intérêt ! sottes conventions ! Ah ! fortune maudite ! richesses… misérables qui, loin de me laisser la liberté de mes actes, m’enchaînez cruellement, au contraire ! – C’est vrai, je préférerais être pauvre, être un malheureux, pâtre dans la montagne ou manœuvre à la ville, mais du moins maître de moi ! maître de mon amour et maître de mon cœur ! – Mais à quoi bon


