Pour faire durer le moment fébrile de l’espoir, ce moment qui précède l’explosion de joie ou l’anéantissement, je poursuis avec une extrême lenteur l’estafilade de l’enveloppe et je finis par l’ouvrir en plein. Avec une infinie délicatesse, j’extrais la feuille de papier blanc et la déplie enfin. En haut, à gauche, se trouve un timbre officiel, sans doute celui de la mairie, mais tout est écrit en alphabet arabe. Heureusement, le corps de la lettre est en français J’essaie de lire, mais l’émotion fait danser les mots et je dois m’y reprendre à plusieurs fois avant de pouvoir déchiffrer le contenu... Je survole rapidement la lettre comme je le ferais d’un article de journal dans le but premier d’en tirer l’essentiel. Cette fois, je n’y comprends plus rien ! Non... ce n’est pas possible... j


