15 France – Janvier 2000 Cher Kenan, J’espère que cette familiarité ne vous choquera pas, mais sachez que si je me l’autorise, c’est que j’ai senti dans votre courrier une humanité et une grande sincérité qui m’incitent à nouer cette relation épistolaire à laquelle vous me conviez. J’ai été très touchée par l’émotion perceptible qu’a suscitée la disparition de Jean-Denis. Vous en parlez avec un grand respect et en des termes élogieux qui traduisent votre apparente proximité avec lui. C’est ainsi que j’ai interprété vos mots qui disent votre réel attachement réciproque bien plus que des relations officielles, hiérarchiques et contraintes où vous n’auriez été qu’un subordonné. Vous savez comme moi que Jean-Denis s’est toujours considéré comme l’égal de tout être humain. Je veux avant tou


