24 Où les êtres se croisent Le soleil caresse le sable et appelle Delphine à la solitude. Une main au-dessus des yeux pour se protéger de l’éblouissement, elle regarde : pas une âme, pas un souffle, seulement le bleu du ciel. Au loin, un arbre maigre et desséché. S’il dort la nuit, le jour il rêve, et chante son secret… Simon-René retrouve Delphine plongée dans ses nuages. Des filets d’or ondulent ses cheveux. Ses yeux parlent pour elle. En l’absence de Guillaume, elle apprécie sa compagnie. Le capitaine espagnol dit que devant sa joie de vivre, il se sent heureux. Il pense à l’arbre sacré, à la déesse Hathor, à la Vierge entourée d’étoiles, qui apparaît dans le chêne de Fatima, dans des parfums des roses. Il rappelle la prophétie annonçant qu’au moment où les temples cesseraient d’être


