IITrois semaines plus tard, Armelle, Alain et Florita arrivaient à Runesto. En serrant le jeune homme entre ses bras, Mme de Penvalas murmura : – Mon Alain !... mon glorieux enfant ! Ah ! ton père serait fier de toi, lui qui était un si ardent Français ! – Chère grand-mère, je voudrais avoir fait cent fois plus, pour notre France bien-aimée !... Et si je regrette d’être infirme, c’est surtout parce que je ne pourrai plus la servir comme auparavant. – Tu la serviras d’une autre manière, mon chéri !... Va, nous savons bien que tu ne seras jamais un inutile ! Florita, fort tendrement accueillie, elle aussi, par la bonne aïeule, laissait voir toute sa joie de se retrouver à Runesto... La mémoire lui revenait vite, pour tout ce qui avait trait aux lieux et aux personnes connus d’elle depui


