ILa guerre avait, comme partout, jeté le trouble et l’angoisse aux alentours de Runesto. Les jeunes gens, les hommes mûrs étaient partis... Plusieurs, déjà, avaient péri, et d’autres étaient captifs dans les camps allemands. Quelques-uns aussi étaient aveugles ou mutilés, ou atteints pour la vie, gravement... Mme de Penvalas, en dépit de son grand âge et de ses rhumatismes, allait chez l’un et chez l’autre, distribuant avec les bons conseils et les dons matériels, les encouragements, les consolations, relevant les âmes qui faiblissaient, combattant les idées néfastes et antifrançaises que des gens à la solde de l’Allemagne essayaient de répandre dans le peuple de France, pour le diviser. Sa petite-fille l’aidait dans cette tâche, autant du moins que le lui permettaient ses devoirs mater


