Chapitre 5

2931 Mots
Me voilà enfin de retour derrière mon bureau et je vous jure que je ne décolère pas. C'est plus que confirmé maintenant, ce Monsieur "sexyduconneendthertalien" n'est qu'un connard ! J'irai même plus loin en vous disant qu'il est très certainement le plus gros connard que la terre est jamais porté ! Je n'exagère pas du tout ! Je sens que je vais l'étriper, l'écorché vif et jeter les différents morceaux de son corps aux quatre coins du pays ! Oh croyez moi, ce sera une morte très lente et surtout très douloureuse, je peux vous l'assurer ! Non mais, pour qui se prend t-il cet abruti avec son costume chic ?! Il veut que je sois son assistante ! Moi ?! Moi l'assistante de ce rustre ! Il veut provoquer un bain de sang ou quoi ?! J'ai beau chercher, franchement, je ne vois pas d'autres explications pour expliquer sa dernière lubie ! Raaaaa ! J'ai toujours détester ce genre de personnes ! Ils croient tous que tout leur est dû, et que tout le monde doit être à leurs services ! Non mais la blague j'vous jure ! J'en suis maintenant réduite à passer mes nerfs sur ma pile de dossiers à classer ça me détent... légèrement. Je suis toujours en train de marmonner dans ma barbe quand j'entends la porte de cet imbécile au possible s'ouvrir. Et comme par hasard, comme si un drame n'arrivait jamais seul, dans les dix secondes qui suivent il est poster devant mon bureau à me regarder avec ses yeux bleus qui me transperce l'âme. Je décide de l'ignorer, question de survie. Je ne veux pas finir en prison et malheureusement, si je le regarde, j'ai bien peur de l'assassiner avec mon regard de tueuse. Je ne veux pas le tuer aujourd'hui ou bien, peut-être que oui... Bon dans le doute mieux vaut l'ignorer, c'est moins risquer. Qu'est ce que vous croyez ?! Je ne suis pas une pauvre petite fille fragile moi, j'ai un vrai passé de délinquante. Ça vous en bouche un coin hein ? Oui oui, je volais des bonbons aux autres gosses à l'école quand j'étais en maternelle. Une vraie pure et dure. Ouais bon okay j'ai pas dit que c'était du grand banditisme non plus. Je l'entends se racler la gorge Ne le regarde pas Katty, ne le regarde pas ! Ignore le, c'est la meilleure chose à faire ! Il se racle une nouvelle fois la gorge mais en insistant bien cette fois Bon okay là je crois que je n'ai plus vraiment le choix. Je lève doucement la tête vers lui, puis je lui sors mon plus faux sourire possible. Ensuite, je lui dis de la voix la plus mielleuse que j'ai en stock Katty : " Je peux vous aidez Monsieur Harrison ?" Il fronce légèrement les sourcils avant de me répondre Austin : " Pas la peine de mettre autant d'entrain dans votre voix Katty." Je joue l'ignorance tout en battant des cils Katty : " Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parlez Monsieur Harrison." Il souffle avant de me répondre Austin : " Bref... Je serai ravi de continuer cet échange hautement instructif avec vous Katty, mais je n'en ai pas le temps. Je tenais simplement à vous avertir que je prends ma pause déjeuner et que je serai de retour pour quatorze heures. En attendant mon retour, prenez mes messages." Pas de s'il vous plait, pas de merci ! Étouffe toi avec ton plat gros con ! Et puis, qui prend deux heures de pause déjeuner déjà ?! Ah oui, ce gros con sexy apparemment ! Il me lance un dernier regard, puis s'éloigne. Alors qu'il est de dos et qu'il va bientôt disparaître dans l'ascenseur, il me sort tout de même une dernière pique Austin : " Et évitez vos regards assassins sur ma personne. Je peux entendre vos charmantes pensées d'ici." Il tourne la tête dans ma direction, me fait un clin d'œil, puis disparaît dans l'ascenseur. Déjà qu'avec miss peau de vache c'était l'enfer, mais avec lui en plus qui s'ajoute dans l'équation, je sens que je vais carrément péter un plomb ! Vu que j'ai maintenant deux heures de tranquillité, miss peau de vache étant elle aussi partie en pause déjeuner, je décide qu'il est plus que temps de me détendre un peu. Malheureusement, c'était sans compter sur le besoin viscérale qu'on les gens sur cette terre à vouloir absolument joindre mon boss. J'ai à peine eu le temps d'avaler un sandwich sur le pouce, que j'ai dû acheter au distributeur de la salle de pause, que le téléphone n'arrête pas de sonner. En tout, je prends une trentaine de messages rien que pour lui ! Ils viennent de différents directeurs d'entreprises, d'investisseurs, et aussi quatre messages personnels ! À croire qu'il n'a pas de portable. L'un vient d'une certaine Cheryl. Elle m'a demandé, ou plutôt exigé, de lui dire qu'il devait expressément la rappeler au plus vite. Les trois autres provenaient d'un type prénommé Brad. Lui, il a bien rit quand je lui ai dis, lors de son troisième appel, que j'étais à l'origine l'assistante de miss peau de vache, j'ai dit Saint Clair bien entendu hein, mais que ce type sans éducation m'avait réquisitionné de force pour être également son assistante. De fil en aiguille, on a un peu discuté lui et moi, c'est ainsi que j'ai appris qu'il était l'un des meilleurs amis de Monsieur "sexyduconneendthertalien" et de ne surtout pas me laisser faire par ce joli cœur. Pour cette dernière phrase, je tiens à préciser que ce sont ses mots pas les miens pour le joli cœur bien entendu. Du coup oui, je l'aime bien ce Brad contrairement à son pote. Une heure trente après le début de mon cauchemar, j'entends le bruit caractéristique de la porte de l'ascenseur qui s'ouvre. Je croise tout ce que je peux pour que ce ne soit pas l'un de mes bourreaux de retour de leurs pauses déjeuner. Heureusement pour moi, la personne qui sort de l'ascenseur c'est Pierre, le charmant directeur financier. Il vient directement droit sur moi. C'est bien la première fois qu'il vient me voir à mon bureau par contre, d'habitude nos échanges se déroulent exclusivement en salle de pause. Sexy Pierrot... Châtain clair, yeux vert, un corps bien taillé. Ouais je l'admet, j'apprécie la vue. Pierre : " Bonjour Katty, comme je ne t'ai pas vu à la pause déjeuner, je me suis inquiété." Ohhhh comme il est mignon. Katty : " Bonjour Pierre." D'un geste de la main, je lui désigne mon bureau qui déborde de bordel. Katty : " Comme tu peux le voir j'avais une tonne de travail ce midi. Je suis juste descendu tout à l'heure acheter un sandwich vite fait avant de remonter." Il sort la main qu'il tenait derrière son dos depuis sa sortie de l'ascenseur. Je reconnais aussitôt l'emballage du vendeur de tartes qui se situe un peu plus loin de nos locaux. Il ajoute tout en déposant son paquet sur mon bureau Pierre : " Je t'ai amené une part de tarte que j'ai été acheté au coin de la rue. Tarte aux pommes. J'espère que tu aimes." Il est définitivement trop chou. Je fond. Katty : " J'adore les tartes aux pommes. Merci." Je mange goûlument ma tarte tout en continuant ma discussion avec Pierre. Je sais ce que vous vous demandez... Ai-je continuer à prendre les appels des deux autres demeurés ? Bien sûr que oui évidemment. Même si, je l'avoue, j'ai pensé une ou deux fois à débrancher le téléphone afin d'avoir la paix. Une fois ma tarte terminé, Pierre se lève de sa chaise pour retourner à son poste qui se trouve un étage en dessous du mien. Je crois que j'ai beugué quand je le vois contourner mon bureau, s'approcher de moi et me faire un rapide bisou sur la joue Je crois que c'est bien la toute première fois qu'il est aussi proche de moi. Je n'ai pas le temps d'apprécier l'instant car bien entendu, étant la veinarde que je suis, l'autre abruti choisit ce moment exact pour revenir de son long déjeuner d'affaires. Il arrive devant mon bureau et s'arrête pile devant moi en croisant les bras sur son torse. Je lève mon regard vers lui Katty : " Oui ? Un problème ?" Il lève un sourcil tout en jetant un regard noir à sexy Pierrot. Austin : " Aucun Katty, aucun. J'apprécie de voir que je peux avoir une entière confiance en vous pendant vos heures de travail et que vous savez parfaitement garder un comportement totalement professionnel." Il se fout de moi là ou quoi ?! Katty : " Toute personne normalement constitué a besoin de se restaurer dans ce bas monde au moins une fois par jour vous savez Monsieur Harrison et je n'échappe pas à cette règle ! Et de plus, comme vous pouvez le constater je suis resté à mon poste de travail ! J'ai fais mon boulot donc je ne vois pas ou est le problème ?! Pierre ici présent m'a ramené mon déjeuner est ce que cela dérange d'une quelconque façon ?!" Plutôt que de me répondre ce psychopathe en puissance pose ensuite son regard sur Pierre. Ce dernier est visiblement très mal à l'aise suite à mon échange avec le boss. Faut dire qu'il ne doit pas y avoir beaucoup de personnes dans ce monde qui ose parler de cette façon à leurs patrons. Austin : " Vous êtes ?" Pierre : " Pierre Grahams, le directeur financier de Pharmagold. Enchanté Monsieur Harrison. Nous nous sommes vu à la réunion de ce matin." Pierre lui tend la main que l'autre serre. Une poignée de main bien ferme je dirais. Harrison le toise de toute sa hauteur. Et croyez moi il est vraiment très grand une bonne tête de plus que Pierre, qui lui aussi est déjà bien grand à la base, un bon mètre quatre vingt cinq je dirais donc l'autre au moins un mètre quatre vingt quinze. Je vis dans un monde de géant moi avec mon petit mètre soixante cinq. Austin : " Enchanté également Monsieur Grahams." Il cesse de regarder Pierre pour me regarder à nouveau Austin : " Bon Katty je vais dans mon bureau. Veuillez me rejoindre dès que possible afin de me transmettre mes messages et que je puisse ensuite vous donnez le restant de vos différentes tâches pour la semaine à venir." Sur ces mots, ou plutôt sur cet ordre, il entre dans son bureau en faisant claquer la porte sur le mur. Il l'a ouverte à coup de pied ou quoi ce taré ?! Pierre lâche un long soupir avant de tourner la tête vers moi Pierre : " Drôle d'ambiance." Katty : " Ne m'en parles pas." Il baisse la tête et regarde ses chaussures avant d'ajouter presque timidement Pierre : " Si ça te dis, on pourrait aller boire un verre un de ces quatre." Katty : " Avec plaisir, j'en serai ravi." Puis j'entends une voix furieuse qui me casse les oreilles Austin : " Katty ! C'est pour aujourd'hui ou pour demain ?! Je n'ai pas tout votre temps moi ! Il y en a qui bosse ici !" Je fais un signe rapide à Pierre, puis j'attrape mon carnet qui contient toutes mes notes, avant de me diriger vers le bureau de Monsieur "sexyduconneendthertalien". En bonne professionnelle que je suis, je frappe à la porte, même si celle ci est toujours grande ouverte, allez savoir pourquoi. Je vous l'avais dit tout à l'heure qu'il avait dû l'ouvrir avec son pied ce sauvage ! Quand je frappe, le mec m'ignore. Monsieur reste plongé dans ses documents. Puisque c'est comme ça, j'entre sans attendre son autorisation et je m'installe sur la chaise en face de son bureau. Je patiente encore quelques instants, attendant qu'il daigne enfin relever la tête. Mais ne le voyant toujours pas bouger je soupire bruyamment, oui oui je ne suis pas du tout patiente. Au moins, ça a le mérite de le faire enfin me regarder. Et comme un peu plus tôt dans la journée, je lui sors une nouvelle fois mon sourire le plus faux qui soit, puis je lui tend mes notes ou sont inscrit tous ses messages. Il les survole brièvement puis jette le papier à l'autre bout de son bureau sans y prêter plus aucune attention ! Alors là, il se fout vraiment de moi ! Katty : " Vous pourriez au moins vous intéressez un minimum à vos messages Monsieur Harrison ! Après tout, je me suis donné du mal pour réecrire au mot près l'ensemble de leurs demandes !" Il me lance un rapide regard hautain avant de me répondre Austin : " Quand ce sera un peu moins fouillis peut-être pourrais-je m'y intéresser un peu plus." Allez Katty prend toi ça dans la tronche ! Et puis d'abord, comment ça un peu moins fouillis ?! C'est parfaitement lisible gros con ! Je me retiens de lui faire un doigt d'honneur mais franchement l'envie est bien présente ! Oh tiens, pendant que j'y pense et avec un peu de chance, ça le fera bien chier de l'apprendre Katty : " Vous devez rappeler très rapidement une certaine Cheryl." Je vois son visage changé, c'est parfait, il a l'air blasé. Je jubile, j'adore. J'enfonce le clou et je continue donc sur ma lancée. J'imite la voix guillerette de sa copine Katty : " J'insiste, elle dit que c'est expressément urgent et que vous devez la rappeler sans faute." Il ne répond rien, je me permets donc de lui faire une suggestion et celle là, elle est sans aucune arrière pensée Katty : " Peut-être pourriez vous lui donner votre numéro de portable. Ce serait très certainement plus simple pour elle de vous joindre à l'avenir." Il s'adosse sur son siège et m'observe en mettant le bout de son stylo à sa bouche Austin : " Pourquoi aurais-je besoin de lui donner mon numéro personnel puisque j'ai une assistante qui prend déjà ses messages ? Du moins, quand celle-ci n'est pas trop occupé à roucouler avec le personnel." Je crois que mes yeux vont sortir de leurs orbites ! Ne me dites pas qu'il a osé me sortir ça sans même sourciller ?! Katty : " Comment osez vous ?! J'ai encore le droit de déjeuner avec un ami à ce que je sache ! Ce n'est pas interdit si ?!" Et lui, plutôt que de monter sur ces grands chevaux lui aussi face au ton que j'ai employé pour lui parler, il sourit ! Cet abruti sourit ! Ce mec est à cent pour cent taré ! Il reprend d'une voix très calme Austin : " Calmez vous Katty, je plaisantais voyons. Dites moi, vous n'avez plus le sens de l'humour ?" Je lui lance un regard noir Katty : " Avec vous ? Jamais !" Il s'esclaffe Austin : "Je confirme, j'adore vous poussez à bout c'est mon nouveau passe temps. C'est tellement facile de vous faire péter les plombs. " Et moi, rêvez que je vous égorge est devenu le mien ! Bien sûr, je ne le dis pas à voix haute. Encore une fois, je ne tiens pas à finir en prison pour menaces de mort cette fois. Il est temps que l'un de nous deux montre qu'il est plus mâture que l'autre, et cette personne, ce sera moi Katty : " Si vous avez fini de vous foutre de moi, vous n'aviez pas des directives à me donnez par hasard ?" Il retrouve enfin son sérieux Austin : " En effet, et c'est bien, je constate que vous suivez un peu ce que je vous dis." Il passe ensuite l'heure qui suit à m'expliquer tout ce qu'il attend de moi. En gros, prendre ses rendez vous, organisez ses réunions, répondre à ses mails, et j'en passe. En résumé, et bien malgré moi, me voilà doublement une esclave des temps modernes ! Entre lui et miss peau de vache je vais m'arracher les cheveux c'est certain. Heureusement, le concernant cela ne sera que deux semaines par mois, jonglant entre ses différents bureaux il ne sera présent ici qu'une semaine sur deux, voir moins, ce qui me rend particulièrement de bonne humeur. Ah, enfin une bonne nouvelle. Je m'apprête à prendre congé, et surtout à fuir son bureau, quand je me souviens tout d'un coup Katty : " Au faites vous devez rappeler Brad." Il hausse un sourcil dans ma direction Austin : " Brad ?" Je cherche sur son bureau le papier qu'il a jeté tout à l'heure. Je le trouve sous une tonne de paperasses. Mon dieu que ce mec peut être bordélique. Et après il ose dire que c'est moi qui suis fouillis ! Je lui désigne les trois messages du dénommé Brad Katty : " Là ! Vous voyez bien il vous a appelé plusieurs fois." Austin : " Je ne vois pas pourquoi il a appelé au bureau, lui contrairement à Cheryl il a mon portable." J'hausse les épaules. Qu'est ce que j'en sais moi ? Ce n'est pas mon problème ! Il ajoute en me faisant un geste vague de la main Austin : " Très bien vous pouvez disposer Katty." Je ne me le fais pas dire deux fois, je suis déjà partie. Je soupire une fois que j'ai bien refermé la porte derrière moi. Je vous le dis très sincèrement, cette semaine va être super longue...
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