La déclaration (partie 2)

2186 Mots
Chapitre 7 Preston s'approche de moi, je n'aime pas ça, il suffirait juste d'un geste de sa part pour me faire craquer. - Et moi alors ! Je m'étais juré que je ne retomberais plus jamais sous le charme d'une collègue après mon aventure avec ta prédécesseure. - Tu ne m'as jamais parlé d'elle ! - Pour être honnête je n'avais pas envie que tu penses que je me tapais toutes les femmes séduisantes qui passait par mon service. - J'avoue que j'aurais pu le croire en effet ! - Elle s'appelait Kristen et j'ai eu une histoire avec elle, assez courte je dirais, mais j'y croyais vraiment. Elle a couché avec le médecin légiste et Danny ! Bon ils se sont fait avoir, ils ne savaient pas pour nous, nous étions très discrets, mais voilà ! Ça n'a pas durée longtemps, mais assez pour me dire que les relations entre collègues, c'est pas bon. - Alors restons en là. Je ne veux pas que tu regrettes et tu as raison. Les relations entre collègues, ce n'est pas bon. - Ecoute-moi jusqu'à la fin. Pour toi je suis revenu sur la promesse que je m'étais faite, celle de ne plus tomber sous le charme d'une collègue. Mais je sais maintenant que tu n'es pas une collègue comme une autre. Tu es bien plus que ça. - Oui, il y a bien plus que ça, mais tu as choisi de faire ta vie avec Maëlle et tu ne t'es plus préoccupé de moi. Tu n'as jamais eu le courage de me dire que tu m'aimais ! (les larmes aux yeux) - Tu n'es pas juste Abby ! Tu m'as bien fait comprendre que cette histoire te pesais et que tu voulais espacer nos rencontres. - Je me suis rendu compte que j'étais jalouse. - Jalouse ! Mais de qui ? De quoi ? - Quand il y a eu cette stagiaire qui te tournait autour ! Quand je suis venue te voir pour te demander des renseignements, je me suis rendu compte que j'étais jalouse et c'est là que je me suis dit que ça devenais dangereux et que j'allais finir par souffrir. - Maëlle et moi, c'est définitivement fini et il ne se passera plus jamais rien. C'est toi que j'aime et ça a toujours été toi et j'avoue que j'ai toujours regardé de travers les hommes qui t'approchait de trop près. Je t'en pris Abby ! Je t'en pris. S'il te plaît ! - Preston ! Tu te fous de ma gueule ou quoi ? (agacée) - Quoi ? Mais non ! (stupéfait). - Maëlle t'a jeté alors tu viens vers moi. Tu essaies de me faire croire que tu ne l'as jamais aimé et que ça a toujours été moi. Tu t'es moqué d'elle ? Ou alors tu te moques de moi ! Ou même des deux et là, ça serait pire que tout. Loin de l'homme qui fait battre mon cœur. - Non, bien sûr que non ! Je ne me suis moqué d'aucune d'entre vous. Je me suis mal exprimé. J'ai aimé Maëlle sincèrement, mais malgré le fait que j'étais avec elle, je n'ai jamais pu t'oublier. - M'oublier ! Tu parles comme si on avait vécu une belle histoire. - D'accord, nous deux, c'était sexuel, mais en réalité, c'était beaucoup plus dans mon cœur. Abby ! Tu ne peux pas avoir oublié les fois où on a fait l'amour. Je l'exprime bien comme ça car c'était loin d'être de simples parties de jambes en l'air. Il y avait de la passion, du désir et ce n'était pas du désir sexuel, mais je te désirais, c'est toi que je voulais et personne d'autre. Les relations sexfriends, ce n'est pas mon truc, mais je l'ai fait parce que l'amour était présent. Bon d'accord, je me suis brûlé les doigts, mais c'était sincère. - Bien sûr que c'était sincère. Oui, ça l'était. Et pour répondre à ta question, non, je n'ai pas oublié. - Je ne sais pas ce que ça représente pour toi, mais en ce qui me concerne, j'ai vécu une véritable histoire d'amour avec toi. Comment on peut lutter contre un coup de foudre ? Abby, nous avons eu une relation amoureuse tous les deux et il est temps qu'on l'admette. - Un coup de foudre ? (Emue) - Le jour de ton arrivée quand tu m'as serré la main, j'ai ressenti quelque chose d'intense. - Moi aussi. J'avoue que dans mon cœur, notre histoire n'étais pas que du s*x-appeal. Nous avons vécu une histoire d'amour. Il n'y a aucun doute. Je suis d'accord avec toi sur ce point et je veux bien l'admettre. Comme par surprise Preston me regarde et se met à rire. - Qu'est-ce-qui te fait rire. - s*x-appeal j'avoue que même si la définition est plutôt bonne, je n'y aurais pas pensé ! Preston profite de ce moment de relâchement pour me prendre la main. - Tu vois, même quand tu es en colère, tu réussis à me dire que je fais battre ton cœur. - J'ai dis ça moi ! Je baisse la tête et sourit. Preston me caresse le visage, je trouve ça tellement agréable. Ça me donne des papillons dans le ventre. Je ne vais pas craquer quand même ! Non Abby tu résistes ! - Ne me touche pas Preston ! (peu convaincante) - Tu sais, quand tu venais me voir à l'hôpital, j'étais tellement heureux de te voir et quand tu me disais que je devais me battre parce que tu n'y arriverais pas sans moi, ça avait tellement de valeur à mes yeux, car dans le fond, j'espérais que tu me disais ça à titre personnel et non professionnelle. - C'était personnel en effet. - Alors aujourd'hui, je me bats pour toi et je me battrais toujours pour toi. Il me regarde droit dans les yeux. - J'aime ton sourire, j'aime ton élégance, ton charme et tant d'autres choses. Ta personnalité, ton côté extravaguant, ta gentillesse, ton humour. Mais aussi ton corps, ton côté sexy, ta classe, ton style bien sûr et tant d'autre. - Ouah ! C'est beaucoup ça ! Une vraie déclaration ! (souriant) - Je n'ai jamais réussi à trouver une femme avec toutes ses qualités à la fois. De toutes les femmes avec qui j'ai eu une histoire, tu es de loin la plus distinguée et la plus sexy que j'ai rencontré. Puis tu es surtout celle qui me correspond le mieux. - On n'a jamais été vraiment ensemble Preston. Enfin pas officiellement en tout cas ! - Pour moi si. Je considère que tu fais partie de mes ex. Mais j'aimerais que tu deviennes mon Ex-ex. Tu comprends. - Oui, je comprends ce que tu veux, mais moi, je ne suis pas sûre de le souhaiter. J'ai peur, tu comprends !? - Revient sur ta décision. Je veux vivre notre histoire. Je vais être malheureux si tu ne veux pas qu'on soit ensemble. Puis quelque chose me dit que tu seras malheureuse aussi. Il est temps qu'on vive notre bonheur et qu'on oublie nos convictions pathétiques qui nous servent à rien d'autre que nous pourrir la vie. On se refuse une histoire d'amour sérieuse pour éviter d'être malheureux, mais finalement on l'est quand même ! Ça ne rime à rien tout ça ! - C'est vrai ! Dans le fond tu as raison ! - Alors ! Qu'est-ce-qu'on attend ! J'avoue que là il a raison et me voilà de plus en plus tenter. Est-ce-que ça serait un crime de céder ? - Tu es sûr que Maëlle et toi, c'est vraiment fini ! - Sûr et certains. - Si elle change d'avis ? - Elle ne changera pas d'avis et moi, ma décision est prise. Puis si elle change d'avis, moi je ne changerai pas le mien alors que je sois avec ou sans toi, Maëlle et moi, c'est fini. C'est avec toi que je veux être. Je ne pourrais plus être avec elle alors que c'est toi qui envahis mon cœur et mon esprit. Preston tente à nouveau de poser sa main sur mon visage. - Arrête Preston ! Je t'en pris ! - Tu en as envie, je le vois dans ton regard qui pétille. Ton sourire et tes gestes en disent long. Preston pose sa main sur le haut de ma poitrine et sent les palpitations de mon cœur. - Ton rythme cardiaque s'accélère et tu tremblotes légèrement. Tes yeux deviennent brillants et tes mains deviennent moites. Alors sois tu as terriblement envie de me dire que tu veux qu'on se donne une chance, soit tu as l'irrésistible envie qu'on passe un agréable moment tous les deux ou soit tu es malade et là ça serait dramatique. Je le regarde en souriant avec les yeux brillants. - Je suis en bonne santé. Mais tu es incroyable ! Comment tu vois ces choses en moi ! - Je t'aime et ça suffit. Je te connais par cœur parce que j'ai toujours su t'observer. J'ai toujours fait attention à toi. J'ai raison n'est-ce-pas !? - En fait je crois que ce sont les deux. Mon côté romantique a envie de te dire qu'on se donne une chance et mon corps à terriblement envie de toi. - Le s*x-appeal, comme tu dis ! - Tu te moques de moi en plus ! - Mais je ne me le permettrais pas ! S'il te plais Abby ! S'il te plais. Tu es à deux doigts de me dire oui, je le sens. Pardon d'être si insistant, mais je sens que je ne suis pas loin de te convaincre. (droit dans les yeux) Je baisse la tête et sourit légèrement. Je relève la tête et regarde Preston. - D'accord. Tu m'as convaincu. Si on ne saute pas le pas, on va être malheureux tous les deux. C'est toi qui as raison. Alors d'accord pour que les choses deviennent sérieuses entre nous. - C'est vrai ! (enthousiaste) - De toute façon, je n'arriverais pas à t'oublier et je n'arriverais pas à aimer quelqu'un d'autre sincèrement. Par contre, je te préviens que je ne laisserais rien ni personne se mettre à travers de notre chemin. - Moi non plus. - Je ne pardonnerais aucune infidélité et je veux qu'on soit honnête l'un envers l'autre. On est clair ? - Je promets aucune infidélité et l'honnêteté est quelque chose de capital. J'ai bien trop à perdre si je te trompe. - Et je ne veux pas qu'on vive notre relation cachée des autres. C'est bien trop compliqué. - Je suis d'accord. - Et toi ? - Quoi moi ? -Je préfère que les choses soient claires. Si tu as des conditions, c'est le moment. - Je ne supporterais pas non plus d'infidélité. - D'accord ! Mais encore ! - Tu es dure en affaire toi ! (Malicieusement). - Très dur ! - J'aimerais qu'on se voit en tête-à-tête au moins un soir par semaine. - Non, ça je ne suis pas d'accord. - Ah ! Bon ben, ça sera dur, mais tous les quinze jours alors ! Je passe mes bras autour du cou de Preston. - Deux soirs par semaine ! Un soir ce n'est pas assez ! (souriant) - Hum ça devient intéressant tout ça ! (souriant) - Et si chaque jour on pouvait se trouver quelques minutes pendant les pauses par exemple ou après le travail, ça serait bien. - Oui, ça va de sois. Par contre, je préfère qu'on reste discret au bureau même si on ne cachera pas notre relation. (Affirme-t-il) - Ne t'en fait pas pour ça. Ça tombe sur le sens. - Voilà, c'est tout. Moi, ce que je veux en priorité, c'est être avec toi. - Par contre j'ai un défaut qu'il va falloir que je corrige, mais je suis de nature jalouse. Je préfère te prévenir d'entrée. - Possessive ? - Pas à ce point là. Mais si tu regardes une femme d'un peu trop près, je risque de mal le prendre. Mais je vais faire un effort. - Je n'apprécierais pas non plus que tu regardes un homme de trop près. Je te rassure. La jalousie, c'est humain et ça me flatte. - Alors ça y est, on un couple ? Un vrai ? (souriant) Preston me caresse les cheveux, il sait que j'adore ça. - On dirait bien (souriant). Preston m'embrasse passionnément et nous n'arrivons plus à nous détacher. Il me serre fort dans ses bras. - J'ai pas envie de te quitter là ! Je suis trop heureux. Je veux te garder avec moi. - On peut aller dîner si tu veux ! Il faut juste que je prévienne Annabelle. -Tu es sûr que ça ne l'embêtera pas de rester seule ? - Preston ! Elle a quatorze ans. C'est plus une petite fille. - Oui, tu as raison. Mais je croyais que tu étais fatiguée ! - Bizarrement, je le suis beaucoup moins ! (souriant) J'appelle ma fille pour la prévenir que je rentrerais tard. Avec mon métier, elle a l'habitude, elle est assez débrouillarde. A suivre
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