BONNE LECTURE â€
__________________________________________________________________________________
đŽ SUMMER BURN
âYou canât unfeel a touch that burns.â
LĂNA
Je restai lĂ , figĂ©e dans cette crique, le cĆur en vrac, la bouche encore douloureuse de son b****r brutal. Nathan me fixait comme un animal pris au piĂšge, son torse se soulevant Ă toute allure, tremblant, perdu.
Son regard se balada sur mes lÚvres gonflées, et il déglutit, la mùchoire serrée à en craquer.
â On aurait pas dĂ», murmura-t-il, la voix rauque.
Je sentis ma gorge se serrer.
JâĂ©tais prĂȘte Ă exploser, Ă lui hurler Ă la figure tout ce que je gardais pour moi.
â Tâas raison, crachai-je. On aurait pas dĂ».
Il passa une main dans ses cheveux trempés, nerveux, comme un fauve pris au piÚge.
â LenaâŠ
â QuoiâŻ?! lĂąchai-je, venimeuse. Tu veux encore jouer Ă me casserâŻ?!
Il mâattrapa par la nuque, doucement cette fois, ses yeux brĂ»lants plantĂ©s dans les miens.
â Je joue pas.
Je sentis mes jambes mollir.
â ArrĂȘte de tout mĂ©langer, Lena. ArrĂȘte de me retourner la tĂȘte.
â MoiâŻ?! Câest toi qui me dĂ©truitâŻ!
Je claquai sa main, reculant dâun pas, prĂȘte Ă fuir.
Il me suivit, furieux, la voix tranchante :
â Tâes pas la seule Ă souffrirâŻ!
Un silence.
Un p****n de silence, lourd, v*****t, qui me cloua sur place.
â Quâest-ce que tu veux direâŻ? soufflai-je.
Il inspira, son torse vibrant, ses muscles tendus comme sâil allait exploser.
â Je veux dire que⊠m***e, Lena, je dors plus, je pense Ă toi non-stopâŻ!
Mon ventre se contracta.
JâĂ©tais prĂȘte Ă pleurer, Ă hurler, Ă rire, je savais mĂȘme plus.
â Alors pourquoi tu me traites comme de la m***eâŻ?!
Ses yeux se voilĂšrent, et lĂ , je le vis.
Je vis sa faille.
Cette fissure dans sa carapace.
Il baissa la tĂȘte, honteuxâŻ:
â Parce que je sais pas faire autrement.
Je crus mâeffondrer.
â Tâes pathĂ©tique, Nathan.
Il leva les yeux, un Ă©clair de colĂšre dans le regardâŻ:
â Et toi, tâes pas mieuxâŻ!
Je le frappai au torse, encore et encore, mes larmes explosantâŻ:
â Je te haisâŻ! Je te hais, bordelâŻ!
Il me laissa le frapper, sans bouger, sans protester.
Puis, dans un élan brutal, il me ramena contre lui, son torse brûlant collé au mien.
â LĂąche-moiâŻ!
â Non.
â Je veux partirâŻ!
â Non.
Je me débattis, mais il me serra encore plus fort, sa respiration saccadée.
Il posa son front contre le mien, nos souffles se mĂ©langeantâŻ:
â ArrĂȘte, Lena. ArrĂȘte de fuir.
Je pleurais, le visage trempĂ©, la voix brisĂ©eâŻ:
â Je veux pas de toiâŻ!
Il souffla, la voix si basse que jâen frissonnaiâŻ:
â Menteuse.
Je sanglotai encore, incapable de le repousser.
Il me regardait comme sâil allait me dĂ©vorer.
Ses yeux brillaient dâune noirceur presque douce, terrifiante et magnifique Ă la fois.
â Je veux pas de toi⊠rĂ©pĂ©tai-je.
Il sourit, cruel et tendre en mĂȘme tempsâŻ:
â Alors pourquoi tu tremblesâŻ?
Je baissai les yeux, humiliée.
Mes jambes refusaient de me porter.
Il me porta soudainement, me hissant comme une plume, et me déposa contre le flanc du canoë.
Je le repoussai, mais ses bras mâencerclĂšrent encore.
â Nathan, arrĂȘteâŻ!
Il murmura contre mon oreilleâŻ:
â Je pourrais pas.
Ma peau sâenflamma.
Ses lĂšvres frĂŽlĂšrent ma tempe, juste assez pour mâenvoyer un Ă©clair dans la colonne.
Je dĂ©testais ce pouvoir quâil avait sur moi.
â Pourquoi tu me fais çaâŻ? haletai-je.
Il ferma les yeux, sa voix vibrante de douleurâŻ:
â Parce que je peux pas te voir avec un autre. Parce que je suis malade de jalousie, Lena.
Je restai figée, tremblante.
Il posa ses mains sur mes hanches, ses pouces caressant ma peau brûlante sous mon short.
Jâavais lâimpression de suffoquer, de brĂ»ler vive.
â Regarde-moi, ordonna-t-il.
Je relevai les yeux, forcée par sa voix.
Il me fixait avec une intensitĂ© monstrueuse, comme sâil lisait jusquâĂ mon Ăąme.
â Je te dĂ©teste, soufflai-je.
Il sourit, un vrai sourire de sale gosseâŻ:
â Et moi je te hais pour me faire ressentir ce genre de chose.
Je crus que mon cĆur allait lĂącher.
Ses mains remontĂšrent dans mon dos, et il me serra encore plus fort, nos bassins sâentrechoquant, mon corps pris en otage.
Je suffoquais, je me dĂ©battais, et en mĂȘme temps je nâarrivais pas Ă le repousser.
Ses doigts remontĂšrent dans mes cheveux, sây agrippĂšrent.
â LĂąche-moiâŻ!
â Dis-moi que tu veux plus de moi, et je te lĂąche.
Jâouvris la bouche, aucun son nâen sortit.
Je nâarrivais pas Ă mentir.
Putain.
Il rit doucement, amerâŻ:
â Exactement.
Il recula, soudain, comme pris de panique.
Ses yeux brillaient, fous.
Il se passa la main sur le visage, secoué.
â On rentre.
Sa voix était dure, glaciale.
Il mâaida Ă remonter dans le canoĂ« sans un mot de plus.
Pendant tout le retour, on nâĂ©changea rien, rien sauf ce silence v*****t, lourd comme une tempĂȘte.
Jâavais envie de pleurer, de hurler, de le frapper, de lâembrasser encore.
Je savais plus oĂč jâen Ă©tais.
Mais une chose Ă©tait claireâŻ:
plus rien ne serait comme avant.
VOTEZ ET COMMENTEZ MASSIVEMENT PLEAAASE. CĆUR SUR VOUSâ€