Aftertaste

886 Mots
BONNE LECTURE ❀ __________________________________________________________________________________ 🌮 SUMMER BURN “You can’t unfeel a touch that burns.” LÉNA Je restai lĂ , figĂ©e dans cette crique, le cƓur en vrac, la bouche encore douloureuse de son b****r brutal. Nathan me fixait comme un animal pris au piĂšge, son torse se soulevant Ă  toute allure, tremblant, perdu. Son regard se balada sur mes lĂšvres gonflĂ©es, et il dĂ©glutit, la mĂąchoire serrĂ©e Ă  en craquer. — On aurait pas dĂ», murmura-t-il, la voix rauque. Je sentis ma gorge se serrer. J’étais prĂȘte Ă  exploser, Ă  lui hurler Ă  la figure tout ce que je gardais pour moi. — T’as raison, crachai-je. On aurait pas dĂ». Il passa une main dans ses cheveux trempĂ©s, nerveux, comme un fauve pris au piĂšge. — Lena
 — Quoi ?! lĂąchai-je, venimeuse. Tu veux encore jouer Ă  me casser ?! Il m’attrapa par la nuque, doucement cette fois, ses yeux brĂ»lants plantĂ©s dans les miens. — Je joue pas. Je sentis mes jambes mollir. — ArrĂȘte de tout mĂ©langer, Lena. ArrĂȘte de me retourner la tĂȘte. — Moi ?! C’est toi qui me dĂ©truit ! Je claquai sa main, reculant d’un pas, prĂȘte Ă  fuir. Il me suivit, furieux, la voix tranchante : — T’es pas la seule Ă  souffrir ! Un silence. Un p****n de silence, lourd, v*****t, qui me cloua sur place. — Qu’est-ce que tu veux dire ? soufflai-je. Il inspira, son torse vibrant, ses muscles tendus comme s’il allait exploser. — Je veux dire que
 m***e, Lena, je dors plus, je pense Ă  toi non-stop ! Mon ventre se contracta. J’étais prĂȘte Ă  pleurer, Ă  hurler, Ă  rire, je savais mĂȘme plus. — Alors pourquoi tu me traites comme de la m***e ?! Ses yeux se voilĂšrent, et lĂ , je le vis. Je vis sa faille. Cette fissure dans sa carapace. Il baissa la tĂȘte, honteux : — Parce que je sais pas faire autrement. Je crus m’effondrer. — T’es pathĂ©tique, Nathan. Il leva les yeux, un Ă©clair de colĂšre dans le regard : — Et toi, t’es pas mieux ! Je le frappai au torse, encore et encore, mes larmes explosant : — Je te hais ! Je te hais, bordel ! Il me laissa le frapper, sans bouger, sans protester. Puis, dans un Ă©lan brutal, il me ramena contre lui, son torse brĂ»lant collĂ© au mien. — LĂąche-moi ! — Non. — Je veux partir ! — Non. Je me dĂ©battis, mais il me serra encore plus fort, sa respiration saccadĂ©e. Il posa son front contre le mien, nos souffles se mĂ©langeant : — ArrĂȘte, Lena. ArrĂȘte de fuir. Je pleurais, le visage trempĂ©, la voix brisĂ©e : — Je veux pas de toi ! Il souffla, la voix si basse que j’en frissonnai : — Menteuse. Je sanglotai encore, incapable de le repousser. Il me regardait comme s’il allait me dĂ©vorer. Ses yeux brillaient d’une noirceur presque douce, terrifiante et magnifique Ă  la fois. — Je veux pas de toi
 rĂ©pĂ©tai-je. Il sourit, cruel et tendre en mĂȘme temps : — Alors pourquoi tu trembles ? Je baissai les yeux, humiliĂ©e. Mes jambes refusaient de me porter. Il me porta soudainement, me hissant comme une plume, et me dĂ©posa contre le flanc du canoĂ«. Je le repoussai, mais ses bras m’encerclĂšrent encore. — Nathan, arrĂȘte ! Il murmura contre mon oreille : — Je pourrais pas. Ma peau s’enflamma. Ses lĂšvres frĂŽlĂšrent ma tempe, juste assez pour m’envoyer un Ă©clair dans la colonne. Je dĂ©testais ce pouvoir qu’il avait sur moi. — Pourquoi tu me fais ça ? haletai-je. Il ferma les yeux, sa voix vibrante de douleur : — Parce que je peux pas te voir avec un autre. Parce que je suis malade de jalousie, Lena. Je restai figĂ©e, tremblante. Il posa ses mains sur mes hanches, ses pouces caressant ma peau brĂ»lante sous mon short. J’avais l’impression de suffoquer, de brĂ»ler vive. — Regarde-moi, ordonna-t-il. Je relevai les yeux, forcĂ©e par sa voix. Il me fixait avec une intensitĂ© monstrueuse, comme s’il lisait jusqu’à mon Ăąme. — Je te dĂ©teste, soufflai-je. Il sourit, un vrai sourire de sale gosse : — Et moi je te hais pour me faire ressentir ce genre de chose. Je crus que mon cƓur allait lĂącher. Ses mains remontĂšrent dans mon dos, et il me serra encore plus fort, nos bassins s’entrechoquant, mon corps pris en otage. Je suffoquais, je me dĂ©battais, et en mĂȘme temps je n’arrivais pas Ă  le repousser. Ses doigts remontĂšrent dans mes cheveux, s’y agrippĂšrent. — LĂąche-moi ! — Dis-moi que tu veux plus de moi, et je te lĂąche. J’ouvris la bouche, aucun son n’en sortit. Je n’arrivais pas Ă  mentir. Putain. Il rit doucement, amer : — Exactement. Il recula, soudain, comme pris de panique. Ses yeux brillaient, fous. Il se passa la main sur le visage, secouĂ©. — On rentre. Sa voix Ă©tait dure, glaciale. Il m’aida Ă  remonter dans le canoĂ« sans un mot de plus. Pendant tout le retour, on n’échangea rien, rien sauf ce silence v*****t, lourd comme une tempĂȘte. J’avais envie de pleurer, de hurler, de le frapper, de l’embrasser encore. Je savais plus oĂč j’en Ă©tais. Mais une chose Ă©tait claire : plus rien ne serait comme avant. VOTEZ ET COMMENTEZ MASSIVEMENT PLEAAASE. CƒUR SUR VOUS❀
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