Que dire. En fait il n’y a rien à dire, rien que je puisse dire. Je suis égarée dans mes propres pensées, totalement immobilisée par la bouche plaquée contre la mienne. De ma posture, j’arrive à voir qu’il a gardé les yeux ouverts, mais étant aussi proche je n’arrive à observer aucun détail particulier. Je demeure interdite. Dans ce qu’il porte comme chemise, mon poing tire d’un coup sec assez fort pour qu’un deuxième bouton s’envole, et il glousse contre mes lèvres, se retirant un court instant.
« C’est difficile pour toi de t’en empêcher avoues » Je me suis interdit la boisson. Pas même un seul verre. Surtout si je peux perdre mes moyens au moment de lui dire ses quatre vérités. Telle une lame, il perce mes yeux avec les siens marrons, comme s’il pouvait lire chacune de mes pensées. Ça me fout la haine. Je le déteste. « Oui j’avoue. »
Au moment où il s’approche de moi pour m’embrasser encore, je comprends que je le tire vers moi. La mortification inonde mon corps, et comme pour me donner à moi-même la preuve que son charme est sans effet sur moi, je mords Everett.
Il a un sourd grognement et halète. Depuis que tout ça a commencé et pour une fois, j’ai l’impression que je l’ai bel et bien surpris. Mais, je n’ai même pas l’occasion de savourer longtemps cette victoire avant qu’il ne sorte une surprise encore plus grande en glissant ses doigts dans mes cheveux au berceau de mon cuir chevelu et en ouvrant ses lèvres pour intensifier sa besogne. J’ai son sang dans ma bouche et j’y goute, j’ai la conviction que lui aussi, mais cela est loin de déranger Everett.
A chaque fois qu’il remue son menton, sa barbe gratte mon visage et frotte contre mon menton. Je suis certaine qu’il y met quelque chose, puisqu’étant aussi proche, j’arrive une sorte de produit chimique, comme de l’huile ou du parfum. C’est mentholé. Il faut avouer que cela me surprend beaucoup de la part d’un homme comme Everett.
Je reviens à la réalité au moment où des éclats de rire fusent depuis les escaliers. Exerçant une ferme pression sur sa poitrine, je le repousse. Nous haletons tous les deux pour respirer, et j’envoie un regard paniqué par-dessus son épaule. Quelqu’un — un groupe entier — vient vers nous par les escaliers.
« Il y’a un problème princesse ? », demande-t-il, en rivant son regard sur mes lèvres.
« Il n’est pas question que je sois vu avec toi de la sorte », je lance, retirant ma main de sa chemise, enfin de ce qu’il en reste.
« Euh si toutes tes craintes se résument à cela, je crois avoir une mesure palliative. Tu devrais vraiment être plus vocale pour ce genre de choses. » Il sort quelque chose de sa poche et me guide au fond du couloir à droite. Il fait glisser sa carte magnétique sur la porte, l’ouvre en la poussant, et je disparais à l’intérieur avant que quelqu’un ait pu atteindre le palier. Alors que Everett prend son temps pour entrer, je le tire à l’intérieur au moyen de sa chemise ruinée et ferme la porte derrière nous juste à temps.
Je relève mon regard vers son visage et sens mes lèvres tordues dans une grimace. « La quantité de plaisir que tu retires de ces jeux alarmantes et dépourvus de sens. »
Il eut un mouvement désinvolte, tirant une main en direction de ses cheveux. « J’en sais rien, je pense que nous devrions prendre notre plaisir chaque fois que nous en aurons l’occasion. » Le regard éloquent dans ses yeux me donne un mouvement de recul. Indépendamment du fait qu’il m’ait déjà embrassée deux fois, même s’il me suit comme un caneton cinglé, même s’il fait fixé pour objectif dans la vie d’arracher chaque ficelle de la mienne, rien de tout cela ne semble vrai. La totalité du message qu’il tente de véhiculer avec ses yeux me donne une sensation de folie irréfutable.
« As-tu toute ta tête ? Tu as clairement dit que tu me méprisais, et c’est réciproque d’ailleurs. »
« Justement. »
Ce désir de mettre sa chemise en lambeaux me prend encore. Pas comme ça ! Oh, mon Dieu, c’est un tel merdier. « ça doit être fou le plaisir que tu tires en étant vague. »
« En te rendant folle, tu n’as pas idée du plaisir que j’en tire », corrige-t-il, s’éloignant de la porte et s’approchant de moi. Nous sommes calmes lorsque le groupe riant passe de l’autre côté, nous fixant l’un et l’autre dans le silence jusqu’à ce que deux portes s’ouvrent et se referment dans le couloir. L’insonorisation ici est relativement décente, mais je ne veux pas être prise par qui que ce soit en train de parler avec Everett Shwartz en privé. « Nous sommes en mesure de faire quelque chose face à cela. »
« Face à cela ? »
Il lui suffit d’un pas pour s’approcher à nouveau de moi, sa posture détendue, même si sa chemise est déchirée au milieu. « La frustration. Au niveau où ça en est maintenant on peut la trancher avec un couteau. »
Ce point n’est pas totalement faux. Je n’aime pas du tout l’admettre autant que je déteste la façon dont mon pouls martèle dans mes oreilles, dans ma gorge, entre mes jambes. Je préfèrerais mourir qu’admettre que Everett Shwartz et moi sommes similaires d’une quelconque façon, mais je ne peux pas dire à l’agitation dans mon ventre que je ne suis pas désespérée d’adopter une sorte d’action avec Everett. Contre lui. Avec lui. Mon Dieu, je déteste parler de ça. Penser à ça. Une femme d’action je suis, et je l’ai toujours été. Avec cette discussion j’ai des envies de..ahhh..
Les yeux de Everett s’ouvrent grands au moment où je plante ma main sur sa poitrine, le poussant contre la porte. Ça lui coupe le souffle et fait cliqueter la porte sur ses charnières, mais sans grande surprise j’observe qu’il n’est pas moins motivé qu’auparavant.
« Putain », fit-il en soufflant, un sourire étirant ses lèvres au-dessus de ses dents. « Je ne savais pas que tu étais pleine de ressource. »
« Bordel combien de fois dois-je te dire de te la fermer avant que tu n’écoutes ? », je grogne et le tire par le col pour mordre dans sa bouche.
Seigneur qu’est ce que je fous ? Il se passe quoi ici ? Le mantra fait un vacarme dans ma tête, comme une sirène, encore et encore, alors que j’enfonce mes ongles dans sa nuque pour le tenir là, et que nous nous battons à travers un b****r. Plus mon corps est rouge de la chaleur entre nous, et plus celle-ci enflamme la fureur s’élevant en moi. Je déteste Everett Shwartz de tout mon souffle, et lorsqu’il m’embrasse, c’est comme s’il absorbait cette haine, puis la recrachait, l’utilisait pour alimenter la guerre tambourinant de nos pulsations alors que nous nous battons. Et c’est une entremelée de lutte et de bagarre presqu’à l’état sauvage.
L’audacieux Everett, avec ses larges mains prend le creux de mes reins et me tire contre lui, tellement proche que la menthe de son soin après-rasage n’est pas uniquement ce que j’arrive à sentir. Il porte de toute évidence du parfum, quelque chose d’acide, comme des agrumes. C’est agréable — trop agréable pour Everett. La dernière chose que je souhaite, c’est d’être bercée par un arôme agréable, je me retire donc de son b****r et tire sa tête en arrière par ses cheveux. J’enfonce mes dents sur le côté de son cou. Le grognement profond provenant de l’estomac qui sort de Everett me fait presque sursauter en le relâchant, mais il ne retire pas sa mains placée derrière mon dos, me contraignant à rester collée contre lui.
Je le sens dur en dessous. Je veux être dégoutée, mais mon corps vibre suite à cette prise de conscience. Même si je déteste le reconnaitre, il n’est pas le seul à souffrir d’excitation à présent.
C’était quand la dernière fois que j’ai été excité de la sorte ? Non, je ne dois pas y penser. Je n’ai simplement jamais eu le temps pour… tout cela. J’en ai même rarement eu, ne serait-ce que dans l’intimité de ma chambre, et encore moins avec d’autres personnes. Je n’ai jamais vraiment cru en la sainteté du s**e, mais ça n’importe probablement pas étant donné que je n’ai jamais véritablement eu le temps ni l’énergie de l’atteindre. C’est probablement une bonne chose, puisque la première fois que je m’en vais faire l’expérience avec quelqu’un se révèle être échange quasi primitif de s**e et de haine.
« Il s’agit donc d’un oui ? », dit-il comme s’il n’avait toujours pas récupéré son souffle. Bien. Je suis plus que lasse de son impudence.
Il ne faut pas que j’y pense avant de savoir que cela va arriver. Ça n’empêche pas mon cerveau de tourner à toute allure quand même. Bien que je n’ai peut-être jamais couché avec qui que ce soit auparavant, je suis loin d’être ignorante. Il y a une foule d’informations sur le sujet sur internet, et je n’ai connu que les données et les informations toute ma vie durant.
Indépendamment de moi, mon corps s’impatiente de poursuivre les choses comme prévu, et je suis déjà sous contraception pour ma santé. C’est effroyable que ça doive avoir lieu avec ce p****n de Everett Shwartz, peu importe à quel point il est beau, mais au moins je sais que les palpitations dans ma poitrine ne viennent que de l’adrénaline. Parce que c’est Everett, je ne me sens ni nerveuse ni novice. Pour moi il ne s’agit pas encore de s**e. Il ne s’agit que de pouvoir et je n’existe que pour en cultiver.
Je jette un coup d’œil rapide sur les marques rouges profondes sur le côté de sa nuque et j’en tire une petite réjouissance personnelle. « Continue d’avoir de ces interrogations stupides, et j’en conclurai que tu n’es pas à même d’achever la besogne que tu as entamé. »
Il sourit à nouveau de ce sourire que je connais si bien. Dans mon dos, sa main entreprenante descend plus et l’autre rejoint la première, attrapant le gonflement de mes fesses et m’approchant au point où je me familiarise avec la marque de son érection piégée. La jupe crayon ne lui permet pas de mettre une cuisse entre les miennes, et au moment il y pense, il change d’approhe.
Il accroche deux doigts avec la taille de ce qui me sert de jupe jusque là, et se penche pour gratter sa mâchoire contre la mienne. « Tu veux bien enlever ça. »
Dangereusement, je me reproche de lui dire de l’enlever lui-même, mais je ne veux pas que des représailles pour sa chemise soient jouées sur ma tenue d’enterrement. Lentement donc, je dégrafe sur le côté les boutons en soie.
Dans mon cerveau, une petite partie absurde prend un moment pour se sentir déçue que ce soit tout ce qui se passe. Je ne sais pas pourquoi, exactement — de toute évidence je suis intéressée par l’avancement des choses. La grande partie de mon cerveau et mon cœur même sont en accord. Malgré ça lorsque je verrouille mes yeux dans Everett et commence à défaire la fermeture éclair de ma jupe, je ne peux m’empêcher de regretter un peu que ce soit tout. Je vais retirer mes vêtements, et il fera de même. Nous nous malmènerons dans le lit et il mettra son érection en moi. Nous baiserons dans une position ou dans l’autre jusqu’à ce qu’il se dépense, et ce sera tout, parce que je ne peux pas imaginer un monde où Everett Shwartz se consacrerait aux besoins des autres. Peut-être que ça serait mieux s’il voulait quelque chose, s’il arrivait à trouver quelque chose qu’il désirait chez quelqu’un qui ne pourrait pas simplement être forcée à lâcher.
Malgré le fait que ça soit énormément décevant, c’est aussi un soulagement. Quelle meilleure information à faire planer au-dessus de sa tête que celle qu’il est avide, et incapable d’être bon au lit ?
Je n’arrive pas à souffler, et mes pensées tombent en vraque au moment où Everett agrippe mes hanches et renverse nos postures, envoyant mon dos contre le mur à côté de la porte. La jupe n’est qu’au milieu de mes cuisses, mais une fois qu’il se penche et écorche ma lèvre inférieure avec ses dents, Everett s’enfonce sur ses genoux au détriment de ma jupe qui s’en va avec lui.
« Pour me déshabiller toute seule j’arriverai à me débrouiller », fis-je, inquiète quant à sa manière de procéder. Et que fait-il justement ? Avec une main autour de mon mollet, il plie et lève mon genou et tire ma jupe par-dessus mon pied. En prenant soin de ne pas faire tomber ce genou, il le fait passer par-dessus un de ses épaules à lui.
Everett n’a pas dans l’intention de me répondre avec des mots. À la place, il glisse ses deux mains entre l’intérieur de mes cuisses, les aplanissant sur les collants nus qui me couvrent des pieds à la taille. Ensuite, il prend le textile extra-fin entre mes cuisses et le déchire d’un coup sec. Je crie.
« Fils de p**e », je grogne, mais un coup d’œil de sa part me renfrogne.
« Ma chemise. »
« Je me fous de ta chemise. »
Everett glousse, et à présent, à travers le trou dans mes collants, il tire ma culotte sur le côté, et je…
Mon Dieu. Je ne m’y serai pas attendu le moins du monde. Je n’aime pas l’inattendu, mais c’est au-dessus de tout. Everett Shwartz se blottit plus haut, et en fixant ma jambe autour de son épaule, il m’offre un dernier regard. « Va te faire foutre, Reine. »
Ensuite, il me met sa bouche dessus, et je bondis presque hors de ma peau. Je claque une main sur ma bouche pour calmer le choc qui veut se débiter, mais c’en est proche. Je peux déjà entendre un autre groupe de personnes monter les escaliers et parler en marchant dans le couloir. Un cocktail de mortification et de chaleur inonde mon système lorsque je prends conscience que toutes ces personnes, que je connais si bien et depuis tout ce temps, n’ont aucune idée que de l’autre côté du mur, leur nouveau boss a sa langue en moi celle qui devait hériter de l’entreprise.
Je sens son nez contre mon pubis, les poils de sa mâchoire grattant autour de ma cuisse intérieure lorsqu’il presse sa langue en moi. Ce n’est que l’extrémité de ce qu’il peut atteindre, la sensation est tellement viscérale que je me surprends en train d’agripper ses cheveux avec la main qui ne me maintient pas silencieuse. Si je serre un peu plus, je finirai par lui arracher ses cheveux, je force donc ma prise à se détendre. Everett retire sa langue et s’écrase en passant un peu plus de temps qu’il n’en faut sur mon c******s. Ah p****n !
Sur la bosse il se ferme, sa langue donnant des petits coups contre elle, alors qu’il presse l’un de ses doigts en moi, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de doigt à mettre.
« Tu es super chaude en fait », fit-il d’un ton rauque, pompant plusieurs fois sur ses doigts de haut en bas entre le frottement de sa langue. « T’es toujours autant mouillée au moment de nos affronts ? »
Ma main quitte ma bouche pour aller s’agripper à son épaule, me serrant autour de son doigt. « Everett tu es une f****e blague. »
« Tes lèvres parlent mais ta chatte tient un tout autre discours. » Everett insère un autre doigt à côté du premier, son pouce dessinant des cercles autour de mon c******s. « C’est fou ce que tu es étroite nom de Dieu. »
« Jamais tu n’arrêtes de parler ? » Je maudis ma voix, bien trop essoufflée à mon goût. Cependant il est déjà suffisamment difficile de former des mots alors que Everett me rend toute confuse et excitée — je n’ai pas vraiment la concentration nécessaire pour le réguler. Tellement je ne m’attendais pas à ça.
« De toute évidence cela t’excite pour arrêterais-je je me le demande… » il courbe ses doigts et je dois m’accrocher sur son épaule pour ne pas tomber, « … tellement foutrement. »
« Tu n’as aucune idée de… de ce que tu dis », je halète. Il sourit d’un air suffisant et se penche à nouveau, remettant sa langue et ses lèvres en scène.
Lorque je prends conscience de combien je suis proche de l’o*****e me fait sursauter. Ce n’est pas possible. Depuis combien de temps a-t-il commencé à me toucher ? Ça ne peut faire plus de cinq minutes, mais j’ai comme la nette impression qu’aucune seconde n’est passée tout court. Bordel de m***e !
Je n’attribuerai pas du tout cela à une quelconque prouesse de Everett. Avec suffisamment de détermination et dans de bonnes circonstances, je peux me donner du plaisir tout aussi rapidement. Ces sessions rapides se produisent presque exclusivement en vacances, mais elles se produisent. Ça doit être tout juste parce que je ne me suis plus jamais investi dans…
Je me demande quand était-ce la dernière fois que je me suis donné du plaisir ? Je ne surveille pas précisément ce genre de chose, ainsi, le fait d’y repenser à présent, me semble impossible. Je ne me suis manifestement pas donné de plaisir depuis avant cette nuit où Everett est venu chez moi et a renversé tout mon monde, ça doit donc bien faire plus d’un mois. Ce genre de choses s’accumule. Ça doit être la seule véritable raison qui justifie un o*****e aussi rapide.
Putain, ma prise sur ses cheveux est à nouveau trop serrée. Je la force à se détendre. Pourquoi n’a-t-il rien dit à cet égard ? Si quelqu’un tirait mes cheveux aussi fermement, peu importe les circonstances, il aurait un seul avertissement poli avant de perdre quelques doigts. Mais Everett mange ma chatte tout aussi voracement qu’il le faisait, et je me demande si, peut-être, il… non, il n’est concevable qu’il aime qu’on lui tire les cheveux de la sorte. Pas aussi férocement.
J’ai fait le choix de porter des talons aujourd’hui et les voilà qui s’enfoncent dans la chair du dos de Everett, mes doigts serrés dans ses cheveux, tandis que j’ondule mes hanches contre sa bouche et ses doigts. Je n’ai plus de main libre pour me faire taire lorsque mes halètements montent, de plus en plus fort.
Au moment où je jouis, j’ai des étoiles dans mon champ de vision. Everett n’abandonne pas sa prise sur moi jusqu’à ce que je le tire vers l’arrière par les cheveux. « Ça suffit », je souffle, mais je dois moi-même admettre que le regard noir que je lui envoie n’avait seulement que la moitié de mon cœur en lui. Il esquissa un sourire avec un de ses airs de satisfaction que je lui connais, et se servant du revers de sa main il se remet la bouche à propre.
« ça suffit ? C’est tout ce que tu as ? Je suis déçu. »
Même si je ne l’admet pas, je ne gagnerai pas. Je décide donc à la place de prendre une troisième trajectoire. En libérant ma prise sur ses cheveux, je balance ma jambe hors de son épaule pour me tenir debout sur mes jambes en gelée. Naturellement, la troisième trajectoire doit retourner sa colère avec mon propre mordant. « Quelle offre pourrais-tu proposer ? »
« Ça dépend. Es-tu aussi flexible que tu en as l’air ? »
« Je te demande pardon ? »
Je ne tiens que très peu de temps sur cette jambe avant qu’il n’accroche son coude de l’autre côté de mon genou et le soulève en me levant. La façon dont il me porte, mes jambes sont tellement écartées que mes genoux touchent presque ma poitrine. Les orteils de mon autre pied touchent à peine le sol, puisqu’il apparait que la musculature de Everett n’est pas seulement pour la frime.
« C’est merveilleux ça, t’es aussi flexible que tu donnes à penser. » Il m’épingle complètement avec le seul équilibre, et avec sa main libre, Everett passe entre nous pour déboutonner son pantalon. Je peux sentir le soulagement palpiter sur son visage pendant un moment, alors qu’il se libère, passant sa langue sur sa lèvre inférieure gonflée. « Tu fais une bonne gymnaste ? »
« Difficile pour toi de ne pas parler hein ? », je lance, tentant ma chance et relevant mon autre jambe pour entourer sa taille. Je peux sentir sa queue juste en dessous de mes fesses, et je savoure la façon dont le souffle de Everett bégaie. En temps normal, un geste comme celui-ci serait dans l’effet d’empoigner un homme adulte au sol. Je m’empêche seulement d’utiliser mon élan pour faire ça, me forçant à être immobile même si mon cœur (et honnêtement une grande partie de mon cerveau) brûle d’envie de vivre le mouvement dans tout son ensemble.
Everett enfonce sa tête dans le creux de ma nuque, suçant sauvagement la peau jusqu’à ce que je me venge en enfouissant mes dents dans son oreille. Ses hanches se balancent contre moi, bien qu’il ne puisse probablement pas sentir une réelle friction ou satisfaction contre le collant qui emballe encore mon postérieur.
Je viens de réaliser que jusqu’à cet instant je n’ai pas encore sa bite, mais la frustration de m’avoir fixée si étroitement juste au-dessus pousse Everett à enfoncer son autre coude sous le genou que j’ai placé autour de lui et me soulever. Le mur soutenant mes épaules et ses deux coudes sous mes genoux me levant, je suis à nouveau écartée largement au gré de Everett. Ou du moins je suis sûre qu’il en est persuadé. Si on n’a pas un œil sensibilisé pour la chose, il apparait maintenant que je suis entièrement à sa merci.
Il se sert de cette liberté pour rouler ses hanches en arrière et érige son érection entre nos corps. À présent qu’elle se trouve grande et longue contre ma chatte nue, je dois admettre que Everett semble être un ennemi formidable. La lumière dans cette chambre est chaude et faible, et bien que ça doive certainement générer une atmosphère pour les véritables couples, pour moi cela m’empêche simplement de bien voir sa queue. Tout ce que je peux vraiment distinguer, c’est que Everett Shwartz n’est pas tondu, avec une extrémité rose foncé qui traverse le p*****e et fuit. Je saute sur l’occasion, « Tu es toujours aussi mouillé au moment de nos affronts ? »
Everett incline ses sourcils, mais ne confirme ni ne nie. À la place, il baisse ses yeux vers nos corps, et en tire une sorte de conclusion, trainant à nouveau ses yeux vers les miens.
« Mets-la en toi. Tu es la seule à avoir les mains libres. »