PROLOGUE

1052 Mots
J’ai rencontré mon mari lorsque j’avais douze ans. Il était mon voisin et aussi mon camarade de classe. Dès le premier regard, il y avait cette étincelle, ce béguin innocent et immédiat que l’on ressent parfois sans le comprendre. Nous étions encore des enfants, trop jeunes pour saisir la nature de ces sentiments, alors nous sommes simplement devenus amis. Au début, c’était mon copain d’école. Nous allions et revenions ensemble, regardions la télévision, faisions nos devoirs côte à côte, et participions à de petits concours de Tetris sur notre vieille GameBoy. Nous étions comme les deux doigts de la main, inséparables. Rien d’extraordinaire, juste la vie de deux enfants sages et studieux. Mais déjà, je sentais que ce lien avait quelque chose de spécial, un fil invisible qui nous unissait. Les années ont passé, et ce lien s’est transformé. L’amitié s’est muée en quelque chose de plus profond, plus intense. En grandissant, nous avons commencé à nous regarder différemment, à ressentir des émotions nouvelles et à imaginer un futur ensemble. À partir de la classe de seconde, nous avons décidé de franchir ce cap et de devenir un couple. Nous étions heureux, excités et un peu effrayés, mais confiants que notre relation allait durer. D’amis, nous étions devenus amoureux, et la familiarité que nous avions l’un pour l’autre rendait tout naturel et réconfortant. Après le bac, nos chemins universitaires se sont différenciés. Alain a choisi des études d’ingénieur, tandis que moi, moins forte scolairement, me suis arrêtée à des études de secrétaire comptable. Mais cela ne nous a jamais éloignés. Nous étions toujours ensemble, avec des rêves et des projets ambitieux pour notre vie future. Alain m’avait promis de me marier dès qu’il aurait terminé ses études et trouvé un emploi stable. Cette promesse, douce et réconfortante, m’a accompagnée pendant toutes ces années. J’étais heureuse avec lui. Il me donnait tout son amour, toute son attention, et je savais qu’il était l’homme parfait pour moi. Rien ni personne ne pouvait entacher notre relation ni nos projets d’avenir. Alain était mon premier et unique amour, et je connaissais si peu de choses sur la sexualité. Tout ce que j’avais appris, c’était avec lui, et certaines choses me semblaient encore délicates ou intimidantes. Je lui laissais toujours la main, confiante qu’il me guiderait avec douceur. Je l’avoue, il était plus passionné que moi au lit. Mais il a toujours respecté mes limites et mes choix. Il n’a jamais insisté sur certains fantasmes que je refusais. Timide, pudique, attachée à certaines valeurs, je ne pouvais pas m’adonner à toutes les pratiques sexuelles. Et Alain le comprenait parfaitement. Je me sentais en sécurité avec lui, et c’était cette confiance qui rendait notre intimité si intense. Je n’avais jamais sucé mon mari, ni laissé approcher ma petite porte de derrière. Je lui disais qu’il avait assez pour s’amuser avec ma poitrine généreuse et mon petit minou. Et je crois qu’il en était heureux, même si parfois, il essayait de me faire changer d’avis. Chaque moment partagé était précieux, chaque caresse, chaque b****r, me rappelait combien je l’aimais. Des années plus tard, après avoir trouvé un emploi à plein temps et bien rémunéré, j’étais enfin indépendante. Alain, après plusieurs échecs et tâtonnements, avait lui aussi décroché un bon poste, nous permettant de vivre confortablement et sereinement. Il a alors décidé de me demander en mariage, pour honorer la promesse qu’il m’avait faite il y a si longtemps. Moi, Angela, j’ai accepté sans hésiter. Quelques semaines plus tard, nous nous sommes mariés lors d’une cérémonie intime, entourés de nos parents et de nos amis proches. Mon cœur débordait de bonheur : mon amour d’enfance était enfin mon mari, et nous allions débuter une nouvelle vie ensemble. Pour notre lune de miel, nous avons choisi l’Afrique. Pas les plages luxueuses de Bora Bora ou des Maldives, mais un trek au Mali. Nous voulions quelque chose d’aventureux, de différent, un voyage qui renforcerait notre lien et nous permettrait de vivre ensemble un rêve commun. Trois semaines de randonnée, avant la période des troubles politiques et du G5 Sahel, loin de tout confort moderne, mais exactement ce que nous recherchions. Les préparatifs furent intenses mais excitants. Billets, réservations d’hôtel, coordination avec les guides… tout devait être parfait. Le jour du départ, nous étions à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, impatients et fébriles. Six heures de vol nous séparaient de notre destination, mais la promesse de l’aventure et de moments intimes nous rendait euphorique. À notre arrivée à Djenné, la chaleur nous enveloppa immédiatement, contrastant avec le froid de janvier en France. L’équipe du trek nous accueillit chaleureusement : Boubakar, notre guide, Karim, le cuisinier, et les autres participants. Nous étions huit au total : nous deux et trois autres couples. Après les présentations et formalités, nous avons été conduits à l’hôtel, réglé les derniers détails et monté dans notre chambre. La fatigue du voyage se fit sentir, mais nous étions trop excités pour dormir immédiatement. Le soir venu, après une douche rapide et un dîner léger, nous nous sommes couchés. Mon corps tout entier frémissait d’impatience pour les jours à venir, pour la randonnée, les paysages, mais aussi pour les moments intimes que je partagerais avec Alain. L’excitation d’être enfin mariée, d’être dans ce lieu exotique avec l’homme que j’aimais, rendait mon cœur presque incapable de contenir toute cette joie. Le lendemain, nous avons commencé notre trek. Chaque pas, chaque respiration, me rapprochait davantage de la nature et de mon mari. Les paysages défilaient : villages colorés, savane dorée, arbres majestueux, chants d’oiseaux, et le parfum chaud de la terre africaine. La vie semblait simple et belle, et je me sentais plus vivante que jamais. Et déjà, dans le silence de notre tente le soir, le désir s’éveilla. Être là, seuls, en pleine nature, ajoutait une tension délicieuse à notre intimité. Alain et moi nous embrassâmes avec passion. Je me déshabillai et me mis à califourchon sur lui, laissant chaque geste, chaque souffle, chaque caresse nous emporter. Le monde autour de nous semblait disparaître, et il ne restait que lui et moi, nos corps, nos cœurs et notre amour partagé. Nous pensions être discrets, mais nos lampes allumées créèrent un jeu d’ombres sur la tente, un spectacle que nous n’avions pas prévu. Et cette petite étincelle, inconsciente, allait donner une dimension inattendue à notre aventure…
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER