Alors que le soleil s’étendait déjà sur l’horizon, Oumou, errait depuis maintenant deux heures dans tout le petit marché de Bâro afin de trouver de quoi offrir un repas copieux à son mari et à sa belle-mère. Elle aimait tant les choyer, que ça en devenait presque comme une habitude. Ses courses à la main, elle était à présent en route de chez elle. Elle parcourait le village en passant des salutations à toutes les têtes qu’elle reconnaissait. Arrivée devant chez elle, toute enthousiaste à l’idée de se mettre au fourneau, qu’elle ne fut sa surprise, de constater avec effroi, son mari qu’elle pensait au travail et sa belle-mère, recroquevillés sur le sol, gisant dans leur propre sang. Ses courses lui glissèrent mécaniquement des mains, effrayée, et paralysée sur place, elle mit assez de


