Chapitre 11

2928 Mots
- Kélèty, ça suffit, rentrons avant que quelqu'un ne nous voit ici, lui dit Bintou qui a eu la stupide idée d’envoyer un humain sur leur lieu sacré. - Allez, attends un peu, dit-il en cueillant davantage de fruits. - Mais tu es débile ou quoi, je te dis que tu ne peux pas faire cela, est ce que tu m’écoutes au moins ? - Fais Pas ton rabat-joie , tu as plus de mille vies devant toi, laisse-moi en avoir moi aussi. - Tu ne comprends pas, mes semblables le seront si tu en prends plus, bien sûr ils s ne sauront pas tout de suite que c’est toi, mais ils sauront que quelqu'un a exagéré en cueillant ces fruits. Mais Kélèty était décide à ne pas l’écouter. - Kélèty descends de là, je ne t'ai pas amené ici pour que tu me crées des problèmes. - D’accord c’est bon je vais descendre, laisse-moi juste le temps d’en prendre un…, et voilà…c’est fait, dit il en descendant enfin. - Tu en as cueilli vingt et sept en tout Kélèty, constate-t-elle. On est censés cueillir qu'un fruit par an, mais là tu veux carrément nous dépouiller de la source de nos espérances de vie. - Tu crois que si je les amène chez moi, ils ne vont pas pourrir ? Demanda-t-il sans se soucier de ce qu’elle disait. - Quoi ? s’indigna-t-elle. Les amener ! Ça va dans ta tête ? Est-ce que tu as seulement pris en considération tout ce que je viens de te dire jusque là ? - Mais arrête. Tu fais toute une scène pour rien voyons, allez détends-toi. Ça ne t’arrive pas parfois d’enfreindre les lois, de braver les interdits ? Moi j’aime ça. - Je ne suis pas comme toi Kélèty, ici on vit en suivant les règles qui sont imposées parce qu’une fois que tu les enfreins, ta sentence serait la pendaison ou le m******e et il n’y aura rien ni personne pour te défendre. - D’accord, c’est bon J'ai capté, tu as peur de mourir ça se comprend. Du coup je ne peux pas manger tout ça maintenant donc je suis obligé de ramener le reste chez moi…. - Écoute-moi très bien mon cher Kélèty, je ne sais pas comment tu vas t’y prendre pour manger ces fruits mais il va falloir que tu le fasses très vite, parce que ces fruits, on les amène pas à la maison ; on ne les jette pas et on ne va pas non plus les laisser pourrir ici et leur tourner le dos comme si de rien n’était. - Mais comment je fais alors pour les manger. - Je ne sais pas, tu dois te débrouiller et tu dois faire vite. On a du chemin à faire avant de rentrer au village. - Tu me laisses me demerder tout seul ? - Fallait m'écouter quand je te disais de d’arrêter. Il commença silencieusement à les manger, ils avaient deux goûts différents dessus, d’une part c Est salé et de l’autre sucré. Il n’en avait jamais vu ni mangé de si doux. Donc à chaque fois il en réclamait encore. Jusqu'à ce qu’il ait fini de tout manger, Bintou n’en a pris que seulement trois. Ils étaient pas très petits, comme des petits raisons, ce qui fit que la digestion ne causa aucun problème. Après qu’il ait tout avalé, Bintou se permit de faire un commentaire sur son état. - Félicitations !Tu viens de gagner 25 années de vie sur terre. - Et ce petit lac ? Dit il en désignant celui-ci juste à côté de cet arbre. C’est bien ce qui va m'empêcher de tomber malades pendant un certain temps n'est ce pas ? - Kélèty, je t’en prie il faut absolument qu’on rentre maintenant, n’importe qui pourrait débarquer et nous trouver et ce n’est pas bon pour nous. - J’ai vraiment envie de me baigner, Dit il on ôtant directement ses habilles. Et Bintou en voyant les jolis pectoraux de Kélèty resta déconcerter pendant un certain temps, elle n’avait plus envie de lui dire d’arrêter, surtout même quand il vint lui prendre la main pour qu Ils y aillent dans l’eau. - Allez viens on se baigne vite fait ensuite je fais tout ce que tu demandes ma chérie. Sa raison lui rappela que ce qu'elle faisait était mal, mais son cœur la poussa à perdre le fil de ses pensées. Et quand Kélèty commença à la toucher ; elle perdit instantanément le contrôle. - On restera juste un petit moment et on s’en va, dit-elle en plongeant avec lui dans l’eau. C’est ainsi qu'ils passèrent toute l’après midi enlacés dans les bras l’un de l’autre à s’aimer fiévreusement. Quand enfin il fit presque nuit, ils devinrent raisonnables et décidèrent de rentrer au village. Sans oublier d’effacer leur trace sur les lieux afin que afin que personne ne se doute de quoi se soit. ~~~ - Tu viens d'où ? Demanda Fatima qui vit Kélèty tout sourire et qui dégageait une odeur suave sur lui. - Euh de la brousse, j’étais parti faire un tour, Dit il précipitamment. N’étant pas convaincue, elle l’analysa encore de la tête au pied, pour savoir ce parfum qu il portait sur lui. - Kélèty, c’est quoi cette odeur sur toi ? On dirait que tu…, ne me dis pas que c’est ce que je pense, devine-t-elle. - Et à quoi est ce que vous pensez ? Demande-t-il en faignant l’innocence. - Tu étais avec qui dans la forêt ? Lui redemande-t-elle de nouveau. - Pourquoi cette question ? Je ne suis pas un enfant à qui vous devez savoir les déplacements, et puis j’ai le droit de faire ce que je veux Non ? S'agace-t-il. - Je sens quelque chose sur toi d’inhabituel et ça se sent à des kilomètres. Et si c’est bien ce que Je pense alors tu es dans de beau drap. Tu ferais mieux de me dire où tu étais avant que les choses ne tournent au vinaigre. - Je vous ai dit que j’étais dans la forêt, qu’est ce que vous voulez encore ? - Écoute Kélèty, dit elle enfin doucement. Il y'a un truc que tu as mangé dans la forêt, et pas en petite quantité si je me fie à l’odeur que tu empestes. Alors je te repose la question pour la dernière fois Kélèty, où étais-tu ? Il gardait toujours le silence, malgré le regard sérieux de Fatima. - Très Bien ! Puisque tu ne comprends pas la manière douce, on va utiliser d’autres méthodes. - Qu’est-ce que vous allez fai…aïehhhh, avant même qu il ne finisse sa phrase, il se torde de douleur à cause de la grosse migraine qui venait de s’abattre sur lui. - Tu as le choix Kélèty, soit tu me dis tout, soit je m’incruste dans ton esprit et je saurai toute la vérité mais ça ne sera pas la joie pour toi. - Mais ça ne va pas…aïe…arrêtez. Mais Fatima était plus que décidée, à avoir des réponses à toutes ses questions et même si pour cela, Kélèty devait souffrir alors soit. Elle utilisa sa puissance diabolique pour arriver à ses fins et sa plus grande crainte fut la réalité. - Kélèty ! Qui t'a amené voir cet endroit ? demande-t-elle après avoir fouiné dans sa tête pour chercher la vérité. - Vous avez pris possession de mon esprit vous devez le savoir Non ? - J’ai vu une fille avec toi mais je ne la connais pas. Alors qui C’est ? Ta copine ? - Ce n’est pas ma copine ! - C’est qui alors ? - Ça n’a pas d’importance. - Si ce que tu as fait avec cette fille arrivait à se savoir ; tu auras de sérieux problèmes et je ne pourrai pas t’aider. Là où vous êtes allés, c’est un endroit sacré pour nous. - Oui c’est ce que j’ai cru comprendre, d’après ce qu'on m'a dit, c’est votre petit jardin vital pour la longévité, la santé et tout ce qui est nécessaire dans vos vies. - Et tant d’autres choses aussi, on respecte tellement ce lieu que seulement une fois dans l’année on s’y aventure, c’est cette règle qui a été imposée sans quoi ; il n’existerait pas aujourd’hui, parce les gens en feront du n’importe quoi. Et c’est justement cette règle que tu viens d’enfreindre, dit-elle avec colère. Mais le pire de tout, c’est que tu es un humain, et à ma connaissance, aucun être humain n’a connu et ne connaît de cet endroit. - Mais maintenant moi je le sais, et je suis un humain ! - Oui ! et on peut te tuer rien que pour ça, afin que tu ne révèles jamais notre plus grand secret à d’autres personnes, car vous pouviez vous en servir contre nous, reprit-elle - Oui bien sûr, j’ai une technique magique qui me fera traverser le monde virtuel et aller au monde réel et informer tout le village qu il y a un grand arbre dans la forêt qui peut faire grimper votre espérances de vie sur terre en mangeant seulement l’un de ses fruits par an., dit il avec sarcasme. - Cette fille doit être vraiment folle de toi pour avoir pris le risque de t’amener là-ba, continua Fatima en ignorant délibérément son sarcasme. Sachant très bien quelles seront les conséquences. Tu dis que ce n’est pas ta copine, mais on ne peut pas en dire de même la concernant. - Il n’y aura aucune conséquence parce que personne ne le saura ! - Qui te dit que tu as besoin de parler, pour que mes semblables pensent qu’il s’est passé un truc ? le premier qui se rendra sur les lieux, remarquera qu’il y a beaucoup de feuilles tombées par terre, ça c’est louche, ensuite, bien que cet arbre ne manque jamais de fruits, il arrive quand même que si les gens en cueillent beaucoup, ça se remarque tout de suite. Cet arbre c’est ce qui nous a permis de vivre aussi longtemps sur terre, sinon notre vraie maison, c’est dans l’eau. Nous y avons toujours vécu en fait. - Ah bon ! Je ne le savais pas ! - Soyons honnêtes, tu ne sais pas grand-chose sur nous, en dépit du fait que tu ai vécue pendant vingt années avec nous. - Oui c'est bien vrai, alors dites-moi que s'est-il passé dans l’eau qui vous est obligé à vivre sur terre ! - Rien du tout, nous, nous sommes installés ici parce qu’on s'est adaptés à la vie sur terre. Mais il y'a également d'autres comme nous qui sont dans l’eau et qui vivent tranquillement leur vie. - La terre c’est pour les humains, alors pourquoi vous vous êtes installés ici si vous avez la haine contre nous les humains ? Je ne comprends pas. - Les humains ne tiennent jamais leur parole ! - J’ai conscience que nous ne sommes pas toujours bons, mais il y’a des gens bien parmi nous. Tout comme vous d’ailleurs, vous êtes bien plus meilleure et gentille que tous vos semblables que j'ai vu de ma vie, c’est vrai ! Je me demande même parfois comment vous avez pu vous marier avec un homme comme Sidafa. On ne peut pas être tous des gens biens ou mauvais, on a tous des défauts et aussi des qualités. - Oui tu as raison, mais tout le monde ne voit pas les choses de la même manière Kélèty. Les anges-gardiens voient le bien en vous nous par contre on vous voit comme la pire espèce au monde c est comme ça et personne n’y peut rien. Mais revenons un peu à nos mots et tons, comment tu as eu connaissance de cet endroit ? - Vous ne me lâcherez pas la grappe on dirait. Bon j’ai été curieux et J ai commencé à poser des questions. - A qui ? Voyant qu’elle ne recevait pas de réponses, elle devina tout de suite la source de l’information. - C’est cette Bintou encore, c’est drôle je ne l’ai jamais vu ici avec toi ! - En même temps vous ne connaissez pas vraiment les gens que je côtoie dans ma vie. - Ce n’est pas faux, vu que tu es un vrai cachotier. - Les hommes doivent avoir des secrets ! C’est ce qui les permet de vivre aussi longtemps. - Si tu le dis, non sérieusement Kélèty, tu dois t’éloigner un peu du royaume, rentre au village chez ta mère, certes elle ne te verra pas mais tu dois vraiment quitter ici d’abord jusqu'à ce que l’odeur sur toi s'estompe dans la nature ensuite tu reviendras. - Ça se sent tant que Ça ? Demanda-t-il. - Crois moi c’est le mieux pour toi en ce moment. - Bon d'accord j’y vais ! ~~~ - Ça se passe bien entre nous quand on laisse nos corps exprimer nos désirs l’un pour l’autre. Mais dès qu’on est habillés on ne s’entend plus, souffla la voix de Kèmo dans l'oreille de Sarata, après un moment torride entre les deux. - Ça c’est parce que tu dis trop de bêtises. - Donc pour toi c'est une bêtise quand j'essaie de te parler de mon désir d'avoir une vie avec toi. - Oui ! De grosses bêtises enfaite. - Mais Sarata dis moi quoi faire pour te convaincre de rester avec moi, j’ai envie de fonder une famille avec toi. - Toi et moi nous savons que ce qui t'intéresse chez moi Kèmo, et ce n’est rien d’autre que mon statut. Le fait que je sois la future reine de ce royaume et que techniquement tu serra le roi si tu arrivais à être mon mari chose qu n'arrivera pas puisque je ne le permettrai jamais. - Si tu penses tout ça de moi, alors pourquoi je suis là avec toi ? - Parce que tu donnes à mon corps ce qu’il réclame c est tout, ne va pas t’imaginer autre chose. D’ailleurs débarrasse moi le plancher, j’ai des choses à faire, dit-elle en se levant pour s’habiller. - Quand est ce qu'on se revoit ? - Quand j’en aurai envie tu le sauras, conclut-elle en ouvrant la porte pour qu'il déguerpisse Il sortit en douce, comme il le fait à chaque qu il vient ici. Parce que si quelqu'un le voyait sortir dans les appartements privés de la princesse, ça donnera une mauvaise image de la future reine de Baro. On la calomnierait de tous les noms, disant que l’avenir de Baro n’a aucune notion de la responsabilité. C’est pourquoi elle faisait ses déboires en cachette. Elle recevait des invitations de mariage presque tous les jours, des nobles de son royaume, de ceux de son village voisin, même venant de ses gardes rapprochés aussi. Mais à chaque fois, elle déclinait gentiment leurs propositions. Pour elle, se marier est synonyme d’emprisonnement, faudrait jouer les femmes modèles ; accomplir ses devoirs conjugaux ; avoir des comptes à rendre ; toujours demander l'avis de son où sa partenaire avant d'entreprendre des décisions, bref, ne jamais rien faire sans l’autre. Pour toutes ces raisons peu alléchantes, elle refusait la vie de couple, préférant rester célibataire pour l'instant jusqu'à ce qu’elle serait en voie de devenir reine. En ce temps elle aura pleinement vécu sa vie sans regret ni remords, elle aura profiter de chaque instant de sa jeunesse avec ses amies, parce qu’une fois qu’elle sera au trône, elle n’aura plus de temps pour elles non plus. En parlant de ses amies, elle avait prévu aller au fleuve nanci avec elles pour se baigner jusqu’au soir. Elle s’habilla en toute vitesse et descendit en bas, espérant les trouver fin prêtes pour la longue journée qui s'annonçait. Ensemble elle se rendirent toutes.
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