Les premiers qui osèrent s’opposer à nous furent les mille cinq cents hommes du comte de Devonshire, Edouard Courtenay. Nous les balayâmes et ils durent se réfugier dans Exeter. Nous les poursuivîmes jusque sous les murs de la cité. Et là, ils virent que nos effectifs avaient doublé. Avec les frères Barton, nous rangeâmes nos troupes en ordre de bataille et j’envoyai un ultimatum à Edouard Courtenay : « Au nom de Richard, le quatrième, roi d’Angleterre, de France et d’Irlande, Rendez-nous notre cité et vous aurez la vie sauve ! » À voir la multitude qui cernait la ville, je ne doutai pas de le voir céder. Mais le comte de Devonshire refusa de faire ouvrir les portes. Et il tergiversa. Que voulait-on ? On lui annonça donc que le véritable roi d’Angleterre, Richard IV, exigeait la libératio


