8.

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8. La nuit du 21 au 22 septembre 1497, je m’en souviendrai tant que je vivrai, et je sais qu’elle touche à son terme, ma vie. Le souvenir de cette nuit est lancinant. Il me semble, à cet instant encore incarcéré dans les profondeurs souterraines de la tour, m’accoutumant au tombeau comme les morts reconnaissants dans leur dernière demeure, les morts qui bénissent les vivants de leur avoir donné une sépulture chrétienne, que j’avais mes cartes bien en main ou, si je ne détenais pas les meilleures, que le roi Henry pouvait tout craindre de moi car la chance me favorisait. Quelqu’un est venu et j’ai lâché prise. Mes cartes ont glissé de mes mains tout à coup sans force. Un tricheur les a saisies. Il s’est emparé du meilleur jeu que j’avais jamais eu depuis longtemps, et il l’a fait disparaî

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