2. Je ne portais aucun signe distinctif d’appartenance au camp du roi. Mon habit ne disait pas non plus mon état. Il me suffisait d’être hardi pour arriver où je voulais. C’est ainsi que je me retrouvai sous la tente du pseudo-Richard d’York. Et lui, à mesure que je parlais, paraissait se dégriser de sa fausse identité et des fallacieux espoirs qu’elle entretenait depuis que la chance l’avait mis à la tête des révoltés. C’est que je ne cessais pas de lui envoyer des phrases glacées au visage. C’était la seule manière de le sortir du sommeil dans lequel il était entré et qui le faisait roi alors que dans la réalité du jour personne n’aurait dû parier un penny sur ce manant. — Vous n’êtes pas chevalier, lui disais-je, pourquoi chercher la mort comme eux ? Rien ne vous y oblige. Obéir à un


