4.

489 Mots

4. Deux homme d’armes me surveillaient. Chaque fois que je faisais un mouvement, ils m’accompagnaient comme si nous avions été attachés ensemble par une corde. Nous ne passâmes que deux jours à Taunton. La cour s’ébranla pour Exeter. Je suivis le roi à cheval. Il me précédait de toute sa majesté. Partout où l’on passait, on me dévisageait. Qui étais-je ? Un peu à l’arrière de moi, il y avait mes gardes du corps, toujours en éveil, toujours guettant, qui répondaient de ma vie sur leurs têtes. À Exeter, le roi m’ordonna d’écrire à ma mère nourricière, Nicaise Werbecque, qui résidait à l’époque à Saint-Jean sur l’Escaut. Edouard VII croyait, bien sûr, qu’elle était ma vraie mère, et que ma bâtardise était sans fondement. Une légende de plus, inventée par moi, parce que je ne pouvais m’empê

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