huit

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huitBruno non plus n’attendit pas le lendemain pour se rendre à l’endroit où son frère avait trouvé la mort. Il s’attarda sur le petit pont au-dessus de la rivière, regarda en rêvant la chevelure verte des algues qui tremblait au courant. Quelques poissons dorés en sortaient, y entraient comme dans un rite dont eux seuls connaissaient les mystères. L’eau sentait la menthe et l’oseille. Un peu plus loin, c’est vrai, on avait refait la cabine. Danger de mort. Il devait y avoir une plaque semblable quand son frère était venu jouer ici. Des abeilles volaient d’un aster à l’autre, griffant le silence de leurs confidences. Il faisait trop calme. Bruno aurait voulu crier. S’il était monté sur la butte, il aurait retrouvé les rails où, enfant, il venait poser cinq sous en attendant qu’un train c

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