XXXV – La Topaze a donc besoin de son Émeraude ? dit-elle en se jetant au cou de la comtesse. Que te faut-il ? que veux-tu ? – Écoute-moi bien. L’homme qui t’adore est un grand seigneur russe, le comte Pérékoff, qui, après avoir été obligé, lors de la déclaration de guerre, de rentrer en Russie et d’aller reprendre son grade de major, a eu le bonheur de se faire faire prisonnier à Bomarsund. Depuis, par une faveur toute spéciale, on l’a autorisé à venir de Belle-Isle à Paris. – C’est-à-dire, fit Émeraude en souriant, qu’il est rentré dans son appartement de la rue du Helder, et qu’il passe à mes genoux son temps de prisonnier de guerre. – Je sais cela. Or, poursuivit la comtesse, dans le siècle de civilisation où nous vivons, la guerre n’interrompt point les communications de la poste,


