XIII-5

2109 Mots

Et ce n’était là encore que les soucis avouables. Le comte supportait la stupidité de madame Maloir, jouant au bézigue avec elle, malgré son odeur de rance ; il supportait madame Lerat et ses ragots, le petit Louis et ses plaintes tristes d’enfant rongé de mal, quelque pourriture léguée par un père inconnu. Mais il passait des heures plus mauvaises. Un soir, derrière une porte, il avait entendu Nana raconter furieusement à sa femme de chambre qu’un prétendu riche venait de la flouer ; oui, un bel homme, qui se disait américain, avec des mines d’or dans son pays, un s****d qui s’en était allé pendant son sommeil, sans laisser un sou, en emportant même un cahier de papier à cigarettes ; et le comte, très pâle, avait redescendu l’escalier sur la pointe des pieds, pour ne pas savoir. Une autre

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER