POINT DE VUE DE KELIAN LEY
Vendredi, je suis allée à l'école. J'ai pris un retard de dix minutes.
" Mlle Ley '', a dit le directeur du collège, '' vous êtes en retard.''
'' Je sais, monsieur ! '', ai-je répondu en courant vers les escaliers rose.
Tous les élèves me regardaient.
J'étais différente. Je me sentais de plus en plus timide. J'avais peur de leur regarder. Comme si je craignais de couvrir qu'ils sont au courant de mon secret.
Je suis amoureuse de lui.
Pendant que je suis entrain de grimper les escaliers à pas précipité, je n'ai pas fait attention. J'ai bousculé quelqu'un.
J'ai vu les barres de craie s'éparpiller sur le sol. Certaines défilaient vers les escaliers en descendant à vive allure.
Des craies blanches et des craies de couleur.
J'ai levé la tête immédiatement vers la personne qui me tenait pour éviter ma chute.
'' Ah mon dieu !" Me suis-je exclamée en voyant son visage.
C'était lui.
Il m'a regardé. Sans prononcer un mot.
'' Monsieur Cooper, je vous présente des excuses'', ai-je réussi à marmonner au fond de ma gorge.
Il a souri.
Ça m'a Chevrier.
J'ai ri.
'' Hm. Laissez-moi arranger ça ! ''
J'étais sur le point de corriger mon erreur.
Il m'a retenue par les épaules.
'' Non '' a-t-il commencé, '' je vais le faire '', dit-il.
Je n'ai pas bougé.
Il appela un groupe de quatre élèves.
Ils sont très obéissant. Ils se sont approchés rapidement que prévu.
'' Ramassez ces craies '', a-t-il ordonné du doigt.
'' Oui, monsieur Cooper. ''
Les élèves s'exécutent.
Il a regardé vers ma direction avec un sourire.
Je suis silencieuse sans toutefois partir.
Pendant que les élèves ramassaient la craie, il a profité pour me dire : '' drôle de façon de dire bonjour à un ami.''
J'ai rougis.
Il me voyait désormais comme une amie. C'était parfait.
'' Je dois partir...'' ai-je annoncé.
Il ne m'a pas retenue.
J'ai marché sur le reste des escaliers. Je suis arrivée en classe de terminale pour enseigner la littérature.
Les élèves étaient assez doués pour répondre aux questions. J'ai passé une magnifique journée.
Vers 13 heures, c'était celui qui devrait leur prendre. Il arriva en classe de terminale pendant que je quittais la classe.
'' Mlle Ley '', a dit le chef de classe. '' Vous devez remplir le cahier de texte.''
'' Oh'', ai dis-je tendrement.
J'ai récupéré le cahier de texte. Ensuite je lui ai demandé deux minutes pour le faire. Il était d'accord.
Pendant que je le faisais, il discutait avec la classe.
Je remplissais le cahier de texte en lui volant quelques regards.
Il a une posture bien droite. Toujours bien habillé. Un parfum doux. Un petit sourire sur les lèvres. Il lui rend craquant.
Lorsqu'il a retourné la tête vers ma direction, j'ai fermé le cahier de texte immédiatement et je suis sortie delà.
Les jours d'après...
Ça faisait des semaines. Je ne l'ai pas revu. En réalité, je suis celle qui ne voulait pas croiser son chemin.
Je suis allée enseigner. Il est arrivé. Il a dit vouloir rester dans le fond de la classe pour écouter les cours de littérature à son heure de permanence.
'' Oui bien-sûr '', ai-je dit.
J'ai demandé à deux élèves de libérer une chaise au fond de la classe pour le permettre de s'asseoir.
Il s'est assis dans le fond.
Au début, j'étais nerveuse de savoir qu'il faisait partir de mes élèves.
Ensuite, j'ai chassé cette nervosité pour ne laisser rien paraître. J'ai enseigné comme d'habitude.
Mais là, j'ai vu quelque chose de magique.
Mon collègue m'a espionné pendant deux heures.
À chaque fois que je le regardais. Il va faire comme s'il dormait. Il fermait ses yeux pourtant il ne dormait pas. La tête penchée vers l'arrière. Dans sa tenue noire, il était à couper le souffle.
Heureusement pour moi, la fin de l'heure a sonné. J'étais délivrée de cette prison.
J'ai rempli le cahier de texte. C'était son heure alors il resta en classe. Je me suis retirée.
Je suis rentrée à la maison.
À chaque seconde que je pensais à lui, je rougis.
Je me suis retrouvée à sourire toute seule dans mon petit studio.
Le soir j'avais pas prévu de sortir de la maison. Pour le dîner, j'ai fait des nouilles au poulet rôti. J'ai préparé un cocktail de jus d'ananas et un gâteau à la noix de coco. J'ai organisé la table à manger. Je me suis assise. J'ai mangé. Pendant que je terminais mon dîner, mon portable a vibré. J'ai regardé rapidement le message w******p.
Un sourire a tiré mes lèvres.
C'est lui.
Son message dit: '' bonsoir Mlle Ley. Pouvons-nous nous voir ?''
J'ai souri.
Je n'arrive pas encore à sermonner. Mais je crois qu'il s'intéresse définitivement à moi. Le fait d'y penser m'a donné des papillons dans le ventre.
J'avais rien de prévu. J'ai envoyé un message.
'' Oui.''
Son message est arrivé deux secondes après.
" Je suis dans ce même bar. Vous pouvez venir ?"
J'ai souri.
Je me suis levée de la table. J'ai voulu accepter rapidement. Après je me suis dit et s'il était seul ? Que penseront les gens ? Non ! Assez de monde nous connaissent dans ce quartier. Si je devais partir, je voulais savoir s'il était accompagné. Je ne voulais pas attirer l'attention d'un de nos élèves à qui le bar du coin de la rue appartenait à ses parents.
" Vous-êtes seul ? "
J'ai envoyé un texto pour savoir.
'' Non '', a-t-il répondu dans son premier message.
Une seconde après, un second message est arrivé.
'' Je suis accompagné d'amis. Nous serions contents que tu te joignes à nous '', j'ai lu.
J'ai souri.
Mon visage a rougi.
" D'accord, j'arrive.''
Son texto a suivi immédiatement.
" Dans combien de minutes ?"
" Dix minutes.''
" OK, je vous attendrai.''
J'ai lu son message. J'ai ri.
Il souhaite me voir et il fait semblant que ce soit tout son groupe d'amis qui souhaitait me voir.
J'ai attendu quelques minutes pour attendre un autre message. Deux minutes après plus rien. J'ai déposé le téléphone.
J'ai débarrassé la table vite fait.
Je suis allée voir dans mon dressing. La robe que je portais était trop courte à mon goût. Vu ma nature timide, j'ai pris un pantalon jean. J'ai enfilé un t-shirt bleu. J'ai mis le parfum. Curieusement, j'ai contrôlé mon aspect dans le miroir. Pendant que j'hésite à sortir avec ces vêtements, un texto est arrivé dans mon téléphone.
Je l'ai ignorée.
J'étais tellement préoccupée par mon apparence.
La dernière crise familiale m'avait secoué. J'ai perdu plus de kilos qu'il n'en fallait. Mes propres vêtements ne m' allait plus. Je les trouvais oversized, démodés.
Je me demandais s'il valait la peine de les porter et de sortir pour aller voir cet homme qui me plaisait.
Comment le séduire avec de telles vieilleries ??? J'avais pas de chance.
J'étais triste.
Un appel téléphonique me fait sursauter. Je suis allée prendre mon téléphone.
" Mlle Ley '', a-t-il dit : " Ça fait 30 minutes que j'attends. Êtes-vous sûr d'arriver ?"
J'ai pris mon temps avant de répondre, '' je vais venir.''
'' Okay '', dit-il avant de raccrocher.
Je me suis regardé une dernière fois dans le miroir. ''Peut-être que mon apparence ne le dérange pas. '' Me suis-je dis.
Après quoi, j'ai chassé toutes les pensées négatives. Je suis sortie de la maison. Je les retrouvé. Ils étaient très heureux de m'avoir à leur côté. Entre le professeur Cooper et moi, c'était une relation strictement formelle. Il agissait comme un collègue content d'avoir une amie à ses côtés. Nous avons bu le premier tour.
J'ai pris un cocktail.
Au troisième round. Ils ont passé des commandes de bière. J'ai sollicité un jus.
" Non'', a-t-il intervenu. '' Pas aujourd'hui. Vous aller me faire le plaisir de prendre quelque chose d'autre.''
" Mais'', ai-je commencé '' je ne consomme pas d'alcool.''
" Faites l'effort... Juste une fois. Il n'y a rien de mal à essayer. ''
'' Il a raison '', ai-je silencieuse. '' Je devrais essayer de nouvelles choses. Je suis libre. Mettre de moi-même. Pas besoin de prétendre comme si j'avais jamais voulu goûter à l'alcool.''
J'ai passé la commande d'une bière.
Nous avons bu autour d'une bonne musique.
On dit souvent que l'alcool a le pouvoir de défier un roi, c'est vrai.
À 00 heures, son ami Fabrice s'est retiré.
Nous sommes restés en équipe de quatre. J'ai pas su quand mais bon, j'ai juste surpris ces deux-là à s'embrasser. Ça m'a fait un choc.
J'ai regardé mon collègue et il a souri.
J'ai toute suite détourné mon regard. J'avoue. J'aurais aimé être à leur place à s'embrasser avec Cooper que de le laisser me sourire aussi bêtement.
Pendant que je remue cette idée dans ma tête, j'ai été surprise de la suite des choses.
La main de Justin sur les cuisses m'a coupé le souffle. J'ai failli rejeter la bière dans ma bouche.
Rapidement, j'ai déposé le verre sur la table. Ai-je rêvé ?
J'ai tourné la tête vers sa direction.
Il a retiré sa main. Il m'a souri.
J'ai réfléchi. Que signifie ce signe !
Il a bu son verre dans le silence. Je n'ai posé aucune question. J'ai continué à boire.
Cinq minutes après. Il a recommencé.
Je jure. J'ai sursauté. Je l'ai regardé et cette fois-ci, il a vite retiré sa main.
Lorsque Fabrice est arrivé. J'ai détourné la tête. Les autres ont arrêté de s'embrasser. Il a discuté un moment avec son ami. Après ça, il m'a regardé. J'ai gardé le contact des yeux. J'ai cligné des yeux quand il a glissé sa main droite dans la mienne. Il a gardé le contact en regardant. Je l'ai regardé. Il m'a souri. Il venait de créer une connexion. Mes yeux ont étincillé. Je crois qu'il vient de m'envoyer un message.
Quel message ?
Le message d'amour ! J'ai rougis en le regardant toujours dans les yeux.