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Héritage de sang à Concarneau

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Un riche armateur rencontre son assassin à Concarneau...

Ce matin, il fait très beau sur la Pointe du Cabellou à Concarneau. Pas pour tout le monde ! Albert Langrois, riche armateur à la retraite ignore qu’il a rendez-vous avec son assassin. Le très bel héritage laissé derrière lui va susciter bien des idées chez ceux qui n’ont pas le goût du partage. Quitte à tuer ! Landowski est en arrêt maladie et se repose à Trévignon, mais bizarrement, le dossier Langrois échoue entre ses mains. Il n’en faut pas plus pour lancer le divisionnaire à la recherche de la vérité, en compagnie de ses acolytes préférés, Ange P. et Jim Sablon. Les secrets de famille n’ont qu’à bien se cacher ! C’est alors qu’on tire au fusil sur la voiture de Lorraine Bouchet, compagne du grand flic ! Fallait pas faire ça ! Ah non, fallait pas…

Partez à l'assaut de sombres secrets familiaux dans ce 31e tome des enquêtes trépidantes du commissaire Landowski !

EXTRAIT

— Celui ou celle qui tue se débrouille pas mal !

— C’est pour ça que je crois, et d’une, que ce n’est pas terminé et de deux, qu’il ne s’agit pas de meurtres ordinaires !

— T’as trouvé quelque chose ?

— Oui. Dans un cabanon en face de chez Albert, des mégots de cigarette récents. Dans le cendrier de la voiture de la fille, aussi un mégot. Même marque, même façon de l’éteindre.

— Donc le même zozo les deux fois !

— Apparemment !

— T’as visité la maison du vieux ?

— Le notaire m’a filé les clefs. Soit dit en passant, la succession ressemble à un casse-tête. Donc ça traîne. La maison est restée dans son jus comme on dit. Les collègues ont fouillé partout mais façon pêcheurs à pied.

Jim fronça les sourcils. Landowski précisa.

— Aux grandes marées, on soulève la pierre pour voir s’il n’y a pas un crustacé qui s’y cache puis on la remet en place !

— T’as remarqué quelque chose dans la baraque ? demanda Ange.

— Des souvenirs rapportés d’Afrique dans le bureau. Sinon l’intérieur habituel d’un retraité vivant seul.

— La scène de crime ?

— Comme dans le PV. La victime a fait face à son assassin puis, pour une raison qu’on ne connaît pas, elle lui a présenté son dos. Coup de couteau puis coups de marteau.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Serge Le Gall vit et écrit à Pont-Aven. Côté Enquêtes, il s’appuie sur son expérience professionnelle dans le milieu judiciaire. Côté Suspense, il aime bien jouer à cache-cache avec son lecteur. Le commissaire divisionnaire Landowski est son personnage fétiche...

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Prologue
PROLOGUEC’est une pomme. Une simple pomme. Plutôt verte sur une face comme il est de coutume mais rouge, très rouge sur l’autre. Elle est posée sur le rebord de la fenêtre où la peinture du bois s’écaille, le reste des sépales en dessous et, vers le ciel bleu par-dessus les toits, le pédoncule dressé. « Pomme de reinette et pomme d’api. » Un petit vent de fraîcheur s’insinue par la fenêtre entrouverte et, quand un mouvement d’air tente de pénétrer à l’intérieur de la maison, le fruit mal à l’aise, tangue un peu mais résiste et refuse de basculer dans la pièce. Il lui faudrait choisir entre tomber dans le jardin ou rouler à l’intérieur de la cuisine. Tout le monde sait qu’il est parfois difficile de choisir. Peut-être que pour une pomme… Devant la maison nichée dans la verdure qui a pris ses aises au cours des années, quelques pins sont plantés là par le propriétaire pour briser les risées comme les coups de tabac. Le vent a tourmenté ces arbres pendant toutes ces années jusqu’à leur donner des formes improbables. Ils ont perdu quelques grosses branches lors des tempêtes et ils auraient pu tout aussi bien se faire déraciner lors d’épisodes climatiques musclés mais ils sont toujours là. « Plie mais ne rompt pas ! » Plus loin, juste après le muretin de clôture mangé de lierre envahissant en diable, la route serpente en bord de mer. Ensuite, la cohorte des roches du trait de côte défend la presqu’île contre la submersion. Un jour peut-être, leur courage s’avérera bien insuffisant. À leurs pieds, le sable s’insinue dans les espaces libres puis la mer s’en amuse à la marée montante. Des jeux d’enfants à devenir mortels. Il faudrait être Moïse pour donner des ordres à la mer. De la fenêtre à petits carreaux de la cuisine, on aperçoit les îles Glénan, cet archipel bien connu des voileux comme des pêcheurs. Une célèbre école de voile y a établi sa base depuis bien des lustres. La baie de Concarneau accueille tous les amoureux de la mer. Parfois les îles disparaissent derrière un voile gris qui en estompe les contours et il n’est pas interdit de croire apercevoir la silhouette d’un vaisseau fantôme au gréement martyrisé par les flots insolents. La brume sait bien entretenir le mystère comme la légende. Et c’est très bien ainsi. C’est ça, les îles Glénan. Là, au rez-de-chaussée de cette maison tranquille, au bord de ce chemin où il ne passe pas grand monde en hiver, le moment n’est plus à la rêverie, au calme ou à la sérénité. Hier encore, il n’y avait pas lieu de penser au châtiment. Aujourd’hui, les choses ont brutalement changé. Le drame a décidé de s’inviter en début de matinée et de forcer à boire la coupe jusqu’à la lie. Il est parfois des rancœurs tenaces que le temps ne parviendra jamais à effacer. Non, le propriétaire de la maison tranquille n’a pas manifesté de surprise en ouvrant la porte, comme si cette visite faisait partie des événements inéluctables qu’il avait envisagés. Non, il n’a pas refusé l’entrée de l’importun alors qu’il aurait pu l’interdire. Non, il ne s’est pas posé de question en voyant les mains de l’intrus cachées dans des gants de peau. Non, il n’a pas sauté de joie parce que la visite impromptue ne semblait pas de bon augure. Non, il n’a pas senti autre chose qu’un parfum de mort. La sienne. Il s’est simplement dressé d’un bond, bousculant chaise et table dans son mouvement brusque. L’instinct de survie, ça existe vraiment et l’âge n’a rien à voir là-dedans. La seconde d’étonnement passée, il s’est rapproché de son bol de café presque froid avec un mauvais pressentiment. Cette visite-là était inattendue et ne pouvait pas être le fruit du hasard. Et puis, si tout cela finissait mal comme il pouvait s’en douter, il n’aurait peut-être pas le temps de le comprendre. Même si… Non, on ne lui a pas laissé le temps. Il a juste regardé au-dehors par cette fenêtre entrebâillée et la fine et longue lame de son propre couteau laissé sur la table s’est enfoncée sous ses côtes en remontant avant d’être retirée d’un coup de la plaie mortelle. La douleur a été si instantanée et violente qu’il est tombé à genoux sentant son corps fatigué abandonner la partie. Puis il a basculé en avant comme un arbre que l’on abat. Juste à cette minute précise, ses doigts hésitants et ensanglantés ont crissé sur le bord du tapis épais, tâtant et cherchant à saisir n’importe quoi, afin de créer un point d’ancrage et tenter de tirer le corps étendu auquel ils appartiennent. « Tapis, tapis rouge. » Une ombre discrète debout au fond de la pièce observe la scène. Plutôt la contemple, exulte puis jubile. C’est elle qui a apporté la pomme, l’a placée sur le rebord de la fenêtre en tournant sciemment la face rouge vers l’intérieur pour que le vieillard puisse la contempler un instant avant de voguer vers d’autres horizons. Lui qui aimait manger une pomme après avoir fait l’amour. Un signe alors ? De qui ? Elle a même chantonné un peu cette ombre imprécise mais décidée. Le propriétaire des lieux a souri de recevoir ce curieux présent. Il ne savait pas encore que ce fruit défendu allait changer son statut. Et son avenir. Définitivement. La respiration rauque et hésitante, il tente de ramper au sol et fait ricaner la silhouette qui fuit le soleil rasant du matin, préférant agir en secret et ne pas s’exposer. Il y a quelques minutes maintenant, on est passé aux choses sérieuses et ceci explique certainement cela. D’une voix sourde, l’homme étendu tente de comprendre : — Pourquoi, mais pourquoi tu me tues ? J’ai fait le nécessaire. J’ai mis les choses en ordre. Le problème est réglé. Qu’est-ce qu’il vous faut de plus ? Le moribond qui ne peut même plus relever la tête du tapis entend une sorte de ricanement, comme si on se foutait royalement de ses interrogations. Il comprend où tout cela va le mener d’une manière inexorable. Même si plus d’une fois il en a eu le mauvais pressentiment, il n’a jamais imaginé qu’il finirait, saignant comme un goret sur un tapis berbère bien fatigué. D’une voix cette fois très affaiblie, il parvient encore à dire : — Maintenant vous exigez que je meure pour laisser la vengeance faire son œuvre. Vous n’attendez plus rien d’autre de moi. Alors, ne me laisse pas souffrir. Va au bout. Ose… Ces quelques phrases l’ont fatigué. Trop de mots. Trop de sens. L’air est en train de lui manquer cruellement. Son système respiratoire probablement transpercé n’est plus en mesure de répondre aux sollicitations. Un simple filet d’air qui siffle au sortir de poumons blessés n’offre plus qu’un sursis douloureux. Mais cette souffrance ne fait-elle pas partie du jeu cruel qu’on lui impose ? Il ne s’agit pas ici d’une simple mais malencontreuse chute. Le vieil homme a été poignardé dans le dos faisant de lui une victime. La lame du couteau propre à essoriller les gorets a fait son chemin sous les côtes pour remonter au niveau du diaphragme et produire des ravages irréversibles. D’où cette respiration douloureuse et hésitante qui annihile tout effort envisagé. Effort qui serait vain parce que le pronostic vital est plus que sérieusement engagé. Et le teint du visage vire peu à peu au gris cendre. « Tapis, tapis gris. » C’est vrai que la couleur des choses a tendance à s’estomper. C’est le signe qu’on s’achemine inexorablement vers la fin de la comptine. « Cache ton poing derrière ton dos, » L’homme étendu ne trouvera plus la force de faire le geste enfantin pour tenter d’échapper à son destin. Et même s’il le pouvait, serait-il épargné pour autant ? « Ou j’te donne un coup d’marteau. » Les adultes ne savent plus faire la part des choses. Rire, chanter, faire la ronde comme en maternelle et se quitter bon amis. Ce serait tellement bien. Mais c’est cruellement impossible. Voilà que nous approchons de l’heure précise du crime. C’est à cet épilogue bien sauvage qu’on arrive à la fin des fins. Il ne peut en être autrement. La silhouette qui se cache est venue au Cabellou pour cela et le retour en arrière n’est plus envisageable. Comme s’il fallait mettre un terme brutal et respecter béatement la chanson enfantine. Pourtant le moribond n’a plus longtemps à vivre. On pourrait le laisser souffrir là, et s’éteindre dans la matinée comme une bougie consumée par une flamme avide simplement pour corser la cruauté et magnifier la vengeance. Mais il y a un risque. Pour tenter de sauver le bonhomme, il faudrait que les secours arrivent maintenant. Et s’ils constataient leur impuissance devant la mort en marche, ils pourraient recueillir in extremis des confidences désagréables au regard de tout ce qui sous-tend cet acte criminel. Et ça, ce n’est pas envisageable, hein ? Non bien sûr ! Ce serait jouer avec le feu alors qu’il ne s’agit là que de l’acte fondateur de l’histoire à venir. Les enquêteurs et les criminels se croiseront peut-être. Les bons et les méchants, c’est aussi dans l’ordre des choses. Encore faudrait-il comprendre. Et ça… — Une histoire à dormir debout ! dit tout à coup la voix inconnue. Et à se rouler par terre ! Pauvre pomme. Le bras vengeur dresse l’outil au-dessus de la victime annoncée qui ne parvient même plus à hurler sa peur et oser sa vaine supplique. Le gisant pressent que le pire est à venir mais, face contre terre, il ne peut rien voir. Cela vaut mieux, son bourreau n’accordera pas de sursis. Le geste fait trembler la main gantée qui serre le manche de bois et l’outil pèse un peu. Pas si facile de tuer, hein, quand on entend la respiration rauque et probablement implorante de la victime ? Mais on est venu pour ça. Impossible de revenir en arrière. Fallait y penser avant. Fallait réfléchir. Fallait… Fallait décider. Ça, c’est fait ! « Boum ! » Le bras se relève et frappe encore… On n’imagine jamais la vision que l’on peut avoir si on ose regarder. Ni le son impossible de ces odieux craquements, ni ce tremblement qui remonte dans le bras meurtrier. C’est quand même la vie d’un autre qui est en train de s’enfuir à jamais. Même par choix déterminé, ce n’est pas rien de passer du statut d’innocent à celui de criminel ! Et la pomme dans tout ça ? Le fruit rouge et vert posé sur le rebord de la fenêtre vient d’être témoin de l’horrible scène. Il en tremble même. Non, non, c’est le courant d’air. Il pourrait, peut-être, se mettre à parler. Mais jusqu’où irait-on si l’on se mettait à croire ce que raconte une pomme ? La main qui a tué claque la porte en sortant. La pomme oscille sur son rebord de fenêtre puis progresse de quelques centimètres avant de basculer à l’intérieur de la pièce. Elle roule tout près du corps inerte jusqu’à cette flaque de sang épais qui longe le bord du tapis et interrompt sa course. À y bien regarder, le côté vert du fruit est passé au rouge.

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