— Norbert Le Gall avait monté seul son entreprise. Vous étiez pour lui, ai-je compris, un confident. Peut-être a-t-il évoqué devant vous certains points précis qui aujourd’hui pourraient avoir une autre importance. — J’étais son confident et son ami. Anne-Marie et moi avons eu l’occasion d’entendre Norbert nous parler de faits qui ne concernaient que lui, mais c’était toujours dans le cadre du travail. Il était tellement jalousé ! — Vous n’ignorez pas que nous avons rencontré un nombre important de personnes, plus ou moins liées à monsieur Le Gall. Vous connaissez bien Abel Quemeneur, me semble-t-il ? — Abel ! Le pauvre garçon ! Norbert a beaucoup souffert quand son père s’est… détruit. Je m’en souviens parfaitement, j’étais là depuis deux ou trois ans. C’est peut-être à cette époque qu


