Chapitre V

3263 Mots

VUne quinzaine de jours plus tard. Bien que sa beauté originelle se fut enfuie au fil du temps, Amélie Le Coz avait de l’élégance et, il faut bien le dire, une certaine classe. Propriétaire de l’Hôtel de Bretagne, elle avait quitté le vieux pays durant des années, vivant longtemps à Paris, un séjour qui, hélas, lui avait gravement gâté l’accent. Elle en gardait une tendance ridicule à vouloir prononcer les mots avec d’étranges intonations dans la voix. Amélie n’était d’ailleurs pas la seule dans ce cas. De nombreuses autres femmes de la région, souffrant d’on ne sait trop quel complexe et voulant ainsi « faire bien… comme si on était de la ville », jouaient de l’accent tonique avec une étonnante stupidité qui atteignait parfois à la caricature. Elles étaient alors ridicules, s’exprimant a

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