VIILa nouvelle était tombée le jour précédent : « On a retrouvé Alexis Brézéhan ! ». Ou plutôt, se cachant dans une auberge près de la frontière, le fugitif s’était-il rendu dans un commissariat après avoir renoncé à gagner l’Espagne. Que lui reprochait-on ? Rien, en vérité, sinon ces empreintes relevées dans le couloir et le bureau du mareyeur. Une curiosité qui méritait, sans nul doute, quelques explications. Sarah découvrit un homme qui ne ressemblait pas à l’idée qu’elle s’en faisait. Bien que corpulent et sanguin, Brézéhan donnait l’impression d’une personne calme, pondérée. Derrière son regard aux yeux gris clairs, sous son sourire un peu triste, on pouvait déceler les traces de marques indélébiles de la vie. Sarah apprit qu’il avait, quelques mois auparavant, volontairement subi


