7

869 Mots
Les jours passent et à chaque fois je découvre plus la monstruosité de ce monde, et de cet imbécile qui me serre de bourreau temporaire. Cela fait maintenant trois mois que je suis dans ce centre, que je vis dans le noir, dans la captivité, et dans la violence. La semaine dernière il m'avait demandé de marcher à quatre pattes, le jour d'après il m'a obligé à me lavé avec de l'eau glacé. Et je ne parle même pas des jours en il me jetait des seaux d'eau froide sur la tête pour me réveiller. La première fois qu'il m'avait fait le coup, j'ai juré en insultant toute sa race de p****n mal baisée. Résultat des conséquences, il m'avait enfermé dans une chambre plein de cadavres, juste avant de me donner cinq coups de fouet, la douleur est restée jusqu'à aujourd'hui. La porte s'ouvre sur lui. Il avance vers moi le sourire aux lèvres. Comment chaque jour... -Je vois que tu te comportes de mieux en mieux. Mais ce n'est pas tout à fait ça que je recherche. Je lève les sourcils l'air étonné. Qu'est-ce qu'il veut alors ? Que je devienne son Anna Steele ? -Je ne comprends pas, j'ai fait absolument tout ce que tu m'as demandé de faire... -En effet. Mais tu l'as fait parce que tu voulais le faire. -Et ? -Je veux que tu le fasses parce que tu seras obligé de le faire, parce que tu auras tellement peur que tu seras prête à te pisser dessus ! -Ça n'a aucun sens ce que tu dis ! C'est toi-même qui a dit qu'il fallait que je fasse ce que tu me demandais de faire ! Et je l'ai fait ! -Uniquement pour sortir d'ici... -Ben sans vouloir te décevoir, je ne suis pas toute oui à rester toute ma vie ici avec toi jusqu'à ce que la mort nous sépare. Dis-je en usant du peu de sarcasme qui me reste. -Lève-toi, j'ai un petit jeu pour toi qui te fera changer d'avis. Mon sang se glace à ce moment-là, je ne survivrais pas à rester encore une fois dans une chambre pleine de cadavres. Contre ma volonté, exactement comme il le sous-entendait, je me lève et le suis. Nous traversons le grand couloir de cette maison des tortures. Je remarque beaucoup de femmes et d'hommes maltraités. Je ferme les yeux en refoulant mes larmes, je sais très bien que je ne peux rien faire pour eux. Je pourrais rien faire, même pour moi je ne sais plus comment m'en sortir, il y'a quelques temps j'avais un plan d'évasion dans la tête, aujourd'hui je ne suis plus si sure que ça puisse fonctionner. Nous rejoignons un jardin, je me rends compte que depuis mon arrivée ici, c'est la première fois que je me retrouve dans un espace ouvert. Je lève les yeux au ciel bleu et respire profondément l'air marin qui chatouille mes narines. Ne nous sont pas si loin de la mer alors. Mon bourreau s'arrête au milieu du jardin, ensuite il se tourne vers moi. -Tu t'y connais au sport ? Je hausse des épaules, sa question me semble normale. Mais avec lui il y'a toujours une arrière-pensée. -Oui...avant je faisais de l'athlétisme. -Très bien ! Que va-t-il me demander de courir en faisant le tour du jardin. -Alors tu sais très bien faire du gainage je présume... -Oui. -Bien. Tu vois le tapis là-bas ? Je regarde dans la direction qu'il me monte, et je remarque un tapis noir. -Oui. Je...le vois. -Suis-moi. Dit-il en se dirigeant vers le tapis. Quand j'arrive jusqu'à ce dernier mon cœur se fige, je remarque des clous posés sur le tapis. Il est plus grand en largeur qu'en hauteur. Avec une sueur froide sur le front je comprends ce qu'il va me faire subir. -Position gainage sur les mains, tout de suite. Mes mains et mes orteils sur qui je vais m'appuyais seront hors d'atteinte, mais le reste de mon corps, mon ventre, mes jambes, mes genoux, mon visage, s'écraseront sur les clous. Mes yeux passent de lui au tapis mortel. Pas si mortel que ça, les clous ne sont pas très grands, ils ne traverseront pas ma peau jusqu'à la mort, mais ils me blesseront, ils me blesseront beaucoup même. - On n'a pas toute la journée ! Je respire profondément et je m'exécute, il pose ses mains sur ma taille en me maintenant pour pas que je tombe sur les clous, jusqu'à ce que je me positionne. Cela fait longtemps que je n'ai pas fait de sport, et mes muscles commencent déjà à s'en plaindre. Je respire et expire doucement. Je n'ai aucune échappatoire, si je tombe je me crève le ventre, si je pars vers les côtés je me crèverais les côtes. -On fait moins la maligne maintenant. -C'est bon j'ai compris. Dis-je difficilement. Il rit fièrement. -Oh non pas encore. Mais tu vas comprendre. Bon, je te laisse avec ton sport, je reviendrais plus-tard. Il se fout de moi ? -Quoi ? Non mais attend ! Tu ne vas quand même pas me laisser comme ça ! -Je vais me gêner. Dit-il en s'en allant. Ça va aller, respire Lydia, respire...
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER