Lundi 2 avril, 1 heure 15.Leurs corps dirent aussitôt le mépris et la haine qu’ils s’inspiraient. Les deux hommes se raidirent, buste redressé, visage fermé, maxillaires saillants, poings serrés. Plus petit, Couron levait bien haut la tête, se dressait sur la pointe des pieds pour réduire l’avantage de Lebèze. Kermadec remarqua qu’il portait des talonnettes. — Qu’est-ce que vous fichez ici, Lebèze ? — Et vous ? Vous venez de vous faire ramasser du côté de l’arsenal ? — Je suis venu ici librement, de mon plein gré. Je ne suis pas, moi, mêlé à une affaire d’assassinat ! — Monsieur Lebèze est disculpé de tout soupçon, intervint Kermadec. Il est libre de ses mouvements. Comme vous. La fureur de Couron chassa l’étonnement. L’évidence devint aussitôt fureur. — Alors c’est pour charger Bell


