Matinée du vendredi 6 avril.L’autopsie ne révéla rien de suspect. L’étouffement était bien consécutif à l’ingestion d’une quantité importante de boulettes de papier. Dix-sept au total. L’appareil digestif en avait été saturé et les voies respiratoires progressivement obstruées. À moins d’une opération immédiate, impossible à pratiquer sur-le-champ, la mort était inéluctable. La congestion faciale, semblable à celle observée en cas de strangulation, résultait des spasmes de l’étouffement. La cyanose des lèvres provenait, quant à elle, d’un effort obstiné à les maintenir closes afin de ne rien recracher. Le suicide ne faisait aucun doute. Le corps ne présentait d’ailleurs aucune trace de coups ou de griffures laissant supposer que les boulettes avaient été ingurgitées de force ou sous une qu


