Lundi 2 avril. 6 heures 45.— Comment ça, se suicider ? sursauta Kermadec, incrédule mais instantanément réveillé. — Le dépôt vient de m’en informer. Le brigadier avait d’autant plus rapidement établi les procès-verbaux que Lebèze avait persisté dans ses dénégations. Ce serait donc au juge d’apprécier. La nuit était calme, une voiture était disponible. Il fallait en profiter avant que les perquisitions et les descentes traditionnelles de six heures du matin n’encombrent rapidement le dépôt de la préfecture. Lebèze y était arrivé à 5 heures 32. Il s’était mécaniquement soumis aux formalités d’usage. Il n’avait retrouvé ses esprits et sa hargne que lorsqu’un fonctionnaire lui avait signifié qu’il ne pourrait garder par devers lui son livre, que c’était le règlement, que c’était comme ça. —


