XIX LE PLANÉtel, 20 septembre À huit heures du matin, Mia ouvrit les yeux. Sa sœur n’était plus à ses côtés. Un plateau contenant un bol de café au lait fumant et un croissant avait été déposé sur la table de chevet. Sur le bureau, des fleurs bleues regroupées en ombelles trônaient fièrement dans un large vase en opaline. Un cadeau de bienvenue qui ne pouvait être que celui de Clothilde. Attention touchante et décapitation florale qui ne seraient pas du goût de son père. Mia sourit, songeant au vide créé par cette offrande dans le parterre floral amoureusement entretenu par le fumeur de pipe. Dans le jardin familial, du massif d’agapanthes chéries par son père ne restaient probablement plus que les hampes verticales et les feuilles arquées. Mia se leva, encore tout émue par ces marques d


