XX LES CHEVEUXLa barre d’Étel Un léger vent recoiffait la dune et venait mourir en tourbillonnant sur le parking de la Barre. Mia stationna sa BMW et resta dans l’habitacle à observer les nuages de sable tapis au ras du sol. Au-delà du cordon dunaire qui lui faisait face, un banc de sable en perpétuel déplacement au gré des vents et des marées rendait l’accès à la rivière extrêmement dangereux. Une fine couche de sable blanc recouvrait le capot du combi Volkswagen garé à proximité. Des jeunes en combinaison néoprène étaient installés à l’arrière de la fourgonnette orange, porte arrière ouverte. Doigts dans leurs chevelures paquetées et décolorées par le sel marin, ils discutaient. Mia baissa légèrement la vitre avant pour les écouter, ils parlaient de la forte houle sur la plage de Kerhi


