5. On m’avait souvent affirmé — des femmes, naturellement — que j’étais un personnage de roman, sans préciser d’ailleurs le genre et la qualité de l’ouvrage. Par modestie, j’avais répliqué que c’était sans doute d’un roman de gare. Mais qu’importe. À moi de justifier ou non cette affirmation ou de la démentir. Certes. Et ça me mènera où ? D’autant que le roman de gare est partout. Il a gagné tous les genres. Le lecteur se fait rare. Il a besoin d’être transporté sans fatigue. Pendant que l’on s’évertue à lui inventer quelque chose pour le distraire, lui voyage. Il s’exotise. Il téléphone, filme, b***e, t*****e, se branle, son portable en main. En main ! On appelle cet appareil portatif « handy » en Allemagne. Et vous, vous l’avez dans le c*l ! Le roman, mais c’est l’opium du pauvre ! Le p


