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Dans les rues animées de Rouen, le printemps de 1870 éclatait en une fresque vibrante, où les pavés, luisants des pluies récentes, scintillaient sous un soleil éclatant, et les quais de la Seine s’ornaient de fleurs sauvages dansant sous une brise parfumée. Les senteurs de lilas et de pain frais emplissaient l’air, et les passants, portés par la douceur de la saison, emplissaient la ville d’une énergie insouciante. Pour Berthe Bovary, désormais une femme de vingt-deux ans, ce monde restait teinté d’une mélancolie profonde. Orpheline après la mort d’Emma, emportée par son agonie, et de Charles, terrassé par une crise cardiaque, elle avait grandi dans la pauvreté chez une tante sévère, ignorant l’histoire tragique de ses parents. Les rumeurs de Tôtes, les dettes de Lheureux, et les liaisons

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