I

328 Mots

IJ’avais vingt ans, des moustaches blondes, l’œil assez tendre si j’ai bonne mémoire, le teint un peu trop blanc, le front suffisamment ténébreux, le même nez robuste qu’aujourd’hui et beaucoup de cheveux. – Beaucoup de cheveux ! s’écria l’avocat. – Les chauves ont toujours eu des cheveux, répondit Maurice en s’inclinant. – Et le teint blanc, reprit l’avocat. – Blanc de poulet, répliqua le narrateur. Les voyages ne bronzèrent mon visage que plus tard, quand l’idée me vint de confier à tous les soleils et à tous les vents le soin de le mettre en couleur. J’étais, en outre, si mince, que mes cinq pieds sept pouces paraissaient six pieds et me donnaient des airs de peuplier trop vite poussé. – Quel malheur, dit en ricanant l’incorrigible avocat, que la photographie n’ait pas fleuri plus

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